Yves Boulvin
est formateur en relations humaines, psychologue et consultant. Il organise depuis de nombreuses années des stages en entreprise,parallèlement à son activité de thérapeute. Il anime depuis plus de dix ans les émissions Foi et psychologie retransmises sur différentes radios francophones.
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Où se trouve le Ciel ? Est-il "en haut" ? À l'extérieur ? Pour plus tard ? Ou est-il aussi déjà là, maintenant, au plus profond de moi, là où je suis vraiment moi-même, là où m'habite mon enfant de lumière ?
Quand je regarde le ciel dans la nature, je vois bien qu'il ne commence ni ici, ni là, qu'il n'est pas à une certaine hauteur, mais qu'il imprègne toute la terre.
Ainsi, nos bien-aimés, qui ont traversé la mort, ne sont séparés de nous que par un voile bien ténu. Et ce voile correspond à notre façon de regarder, d'entendre, de sentir et de vivre notre intériorité lumineuse.
Un voile bien ténu
Nous sommes invités à découvrir en nous, un lieu où Dieu est vivant et présent. Et s'Il demeure en nous, c'est accompagné, comme le dit la Petite Thérèse, de toute sa "Cour Céleste" et avec elle, de tous ceux qui sont proches de Dieu.
Il y a donc en moi un endroit qui se trouve au-delà de ma conscience habituelle, un endroit où je vis déjà dans un autre espace, un autre temps. C'est là que Dieu me rencontre et avec Lui, mes bien-aimés. Ils sont vivants ! Ils sont présents !
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Communiquer sans artifice
Approfondir tout cela m'aide à découvrir de quelle façon je peux communiquer avec mes bien-aimés très simplement et sans aucun artifice.
Pour l'un, ce sera une sensation de présence, le jour, la nuit ou au moment du réveil ; d'autres trouveront cette présence dans un temps de contemplation dans la nature ou dans la prière ; d'autres encore, par l'intermédiaire des messagers comme un petit écureuil ou un oiseau qui vient à la fenêtre ; d'autres enfin à travers certains rêves nocturnes ou éveillés…
Ce peut être aussi une phrase qui va prendre corps d'une façon particulière ou qui va comme apparaître en relief sur un mur ou sur une publicité. Par exemple cet homme dans un TGV, pensant à son frère brutalement décédé, et qui, d'un seul coup, voit inscrit dans le couloir entre deux voitures une publicité pour un opérateur téléphonique : Plus rien ne nous séparera. Ou encore, cet homme venu témoigner sur une radio chrétienne de la présence aimante des enfants qui se sont suicidés. En parlant de sa fille disparue, il se tourne en direction du mur derrière lui, et voit inscrit : elle est là ! Slogan de la radio en question.
Plus généralement, quand nous pensons et avons l'image d'une personne aimée, image persistante, n'est-ce pas qu'au même moment elle pense à nous ou bien est près de nous ?
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Une communion d'amour
En moi, le tout petit est relié ; il vit en communion. Quelle merveille que l'entraide que nous pouvons mettre en oeuvre aujourd'hui pour, avec et grâce à ceux qui nous ont précédés ! L'apparition d'un monde nouveau, la naissance d'une civilisation de l'amour, d'une réalité où Dieu a retrouvé toute sa royauté implique la coopération entre tous dans une grande communion, ciel et terre.
Je peux prier pour eux, ils peuvent prier pour moi. Aucune prière n'est perdue, aucun cri du cœur n'est inutile, aucune larme véritable ne reste sans effet bénéfique, aucune souffrance offerte n'est dénuée de sens. Dieu tire un bien de tout ce que nous donnons, vivons et offrons.
Un jour, en traversant nous-mêmes la mort, nous serons surpris d'être accueillis par des personnes que nous connaissons bien et d'autres que nous ne connaissons pas mais que nous aurons aidées par notre vécu, nos souffrances, nos joies et nos prières.
Témoin ce jeune homme, mort d'un cancer à 18 ans. Alors qu'habituellement il disait n'avoir aucun ami, il sort d'un coma prolongé la veille de sa mort, et dit à sa mère : Si tu savais maman combien j'ai d'amis ! D'abord étonnée, elle réalisa plus tard que, dans un état de semi-conscience, il avait déjà commencé à percevoir tous ceux qui l'attendaient.
Nos bien-aimés nous rencontrent dans un sentiment de beauté, d'amour, de paix, de plénitude, dans une joie intérieure, douce, légère, vivifiante et cristalline. Il n'y a pas de morts, il n'y a que des vivants !





