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Une lettre, une engueulade, une rencontre

(Auteur: Sr Anne-Myriam - Parution F&L n° 264 de Septembre 2007)

COMMANDEZ VOTRE HORS-SÉRIE

Je m’appelle Christophe, j’ai 35 ans. Je suis marié à Sabine, 39 ans, et père de deux enfants, Quentin, 11 ans, et Nina, 11 mois. Il y a deux ans, Sabine s’est retrouvée au chômage. Lors d’un entretien à l’ANPE, Sabine a rencontré une personne qui lui a parlé des Béatitudes. À cette époque, j’étais en colère contre la religion et il ne fallait pas me parler de prêtre, d’église, de sœurs… Que Sabine aille prier ne me dérangeait pas et quand elle m’a annoncé qu’elle voulait demander le baptême, cela ne m’a pas surpris.

Lettre à sainte Thérèse


Un jour, Sabine est rentrée des Béatitudes en me parlant de sainte Thérèse. Elle m’a dit que je pouvais lui écrire une lettre en lui demandant ce que je voulais. Sans trop y croire, j’ai fait la lettre, j’ai demandé que Quentin réussisse tout ce qu’il entreprendrait, que Sabine trouve un emploi dans lequel elle s’épanouisse et que moi, si je ne réussissais pas le concours pour entrer à la gendarmerie, je puisse subvenir aux besoins de ma famille. En dernier, je demandais que la famille s’agrandisse car, depuis longtemps, nous voulions un deuxième enfant, mais en vain.

Cadeau empoisonné


Quelques mois après, Sabine se trouva enceinte, mais elle n’avait toujours pas trouvé de travail, cela nous obligeait à quitter la Normandie pour Paris où les chances seraient plus grandes. Nous allions quitter nos amis sans aucune certitude d’emploi pour Sabine et nous ne savions pas non plus où loger. Savoir que ma belle-mère nous hébergerait le temps que nous trouvions un appartement ne me plaisait guère. Mais, le pire de tout, ce fut le moment où on nous annoncé que le bébé risquait d’être trisomique. Ce jour-là, la terre s’est écroulée. Qu’avions-nous fait ? Pour une fois que je demandais quelque chose à une sainte, je n’avais que tout le contraire : Sabine, pas de travail ! nous, pas de logement ! Quentin allait quitter ses amis et son école, et nous allions avoir un enfant trisomique !

À partir de cette journée, il ne fallait plus me parler de Dieu, de sainte Thérèse ou de prière. Je n’avais personne à qui me confier. Ma colère se transformait presque en haine. Sabine était à peine baptisée et Dieu nous faisait un cadeau empoisonné. Pendant trois mois, nous sommes restés dans l’angoisse. Il fallait attendre le résultat de l’amniocentèse. Trois mois d’enfer. Je ne parlais plus du bébé à Sabine, c’était ma défense. Si, la seule fois où j’en ai parlé, c’était pour prononcer le mot « avortement ».

Je vais l’enguirlander


« Avortement » ! Quel mot terrible ! Vous allez peut-être me juger, mais je ne me sentais pas la force d’élever un enfant trisomique. Le regard des autres sur un enfant handicapé de la sorte ne m’aurait pas dérangé, mais l’énergie qu’il faut lui apporter, et le fait de savoir que Quentin en aurait la charge plus tard, je n’aurais pas pu l’admettre.

Pendant toute cette période de calvaire, les sœurs des Béatitudes et le père Geoffroy qui avait baptisé Sabine n’ont cessé de prier. La veille de notre départ sur Paris, le père a essayé de me parler du bébé, mais je ne voulais rien savoir. C’était la première fois que j’entendais un prêtre me dire qu’il allait « enguirlander » le Seigneur. Est-ce que ces paroles, plus toutes les prières des sœurs, allaient porter du fruit ?

Le lendemain, nous étions sur la route lorsque le téléphone sonna. C’était la clinique qui nous annonçait que le bébé était une fille et qu’elle était normale. Dans la voiture, c’étaient des pleurs, mais cette fois-ci, de joie ! Sabine s’empressa de prévenir le père, les sœurs, ainsi que nos amis qui avaient prié.

Abcès percé


Aujourd’hui, nous vivons à Créteil, dans un nid douillet. Sabine travaille à mi-temps, ce qui lui permet d’être avec les enfants deux jours par semaine. Son poste lui plaît. Quentin est entré en 6ème et tout va bien pour lui. Quant à moi, mon salaire a doublé, cela me permet de subvenir aux besoins de ma famille. Nina a onze mois et elle est notre rayon de soleil. Tout cela ne vous dit rien ? Si ! si ! ce sont toutes les demandes que j’avais faites à sainte Thérèse. Si nous ne sommes pas parmi vous ce soir, c’est parce que Sabine fait sa confirmation à Caudebec. Demain, ce sera un grand jour pour Nina : son baptême !

Je tenais à témoigner parce que le bonheur que nous souhaitions est arrivé. Alors, pourquoi pas vous ? J’avais perdu la foi, mais Dieu et sainte Thérèse étaient quand même présents pour moi et ma famille. Cet après-midi, j’ai percé l’abcès que j’avais sur le cœur en parlant avec une sœur. Cela m’a fait le plus grand bien, il ne me reste plus qu’à me confesser pour que Dieu me pardonne. Je n’aurais jamais dû douter, le juger, ni douter de l’intercession de sainte Thérèse.

Ayez la foi, vos demandes seront exaucées ! Que la paix soit avec vous. Ma famille se joint à vous dans vos prières.


Ce témoignage date du 1er octobre 2005. L’année dernière, en 2006, Christophe, Sabine, Quentin et Nina étaient présents à la soirée Pétales de Roses ! Christophe s’est confessé pour la première fois depuis sa profession de foi, le jour de la confirmation de Sabine et la veille du baptême de Nina. Il a repris le chemin de l’Église où ils vont tous, en famille. Leur bonheur rayonne et ils sont toujours aussi bouleversés d’avoir tant reçu.

2 Commentaires

Danièle a écrit le 06.12.2007 20:30 email

Je suis très émue par ce témoignage, je demande souvent des grâces à Sainte Thérèse mais j'ai une confiance sans borne à l'intercession de Saint Joseph, nous le prions tous les jours pour nous et notre famille et nous faisons des neuvaines lorsque nous lui demandons une grâce particulière ou plus importante (à nos yeux) et nous sommes toujours aidés merveilleusement. Merci de tout coeur et union de prière. Danièle

nicole bruneteau a écrit le 07.11.2007 01:25 email

Votre commentaire
Ce témoignage est bouleversant et m'incite à avoir encore plus confiance en l'intercession de Ste Thérèse. Je voudrais savoir à qui il faut envoyer la "lettre à Ste Thérèse"? Je souhaite qu'elle prie avec moi le Seigneur.
Merci de tout coeur.
Nicole Bruneteau

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