- Dans la même rubrique
- Liste des articles.
- Ta beauté dérange.
- Jésus et Farida.
- Je chanterai ses miséricordes.
- “ Il est devenu ouf ! ”.
- La dernière chance.
- Jésus, mon codétenu.
- Mission en terrain miné.
- Dieu ne m’a pas faite ainsi.
- Toussaint : bon anniversaire !.
- Vos réactions
- Envoyer à un(e) ami(e)
- Imprimer cette page
- Réagir à cet article
La mort interpelle tout le monde, c’est une vérité qu’on ne peut pas nier, croyant ou non, agnostique, diplômé ou illettré.
Pour certains, elle met mal à l’aise, pour d’autres elle réveille de la colère, de la nostalgie, de l’incompréhension, de la révolte, des peurs…et elle nous plonge parfois dans de grands silences, qui rongent les familles.
J’ai l’impression qu’on est anesthésié, on ne réagit pas !
Nous avons tous des dates à nous rappeler, qui restent dans notre cœur.
Nous gardons aussi précieusement les dates de naissances de nos enfants.
Nous sommes heureux de fêter chaque année leur anniversaire.
Nous-mêmes, nous sommes contents de fêter nos Anniversaires
Ayant perdu deux enfants, un en début grossesse et l’autre à la naissance, nous aimons donner une place à nos enfants morts, comme on donne une place aux autres enfants de la famille. Honorer nos morts, comme on honore les vivants.
Face au deuil périnatal, je suis toujours choquée par les propos que certains médecins se permettent de dire aux mamans. J’ai envie de dire : une femme, c’est plus qu’un utérus, un cas, un numéro de chambre, et nos enfants sont plus que des tas de cellules, bien ou mal formés.
C’est dommage, parce que beaucoup d’institutions font des efforts considérables pour s’humaniser, avoir différents labels de qualité de soins… (Moi-même, j’ai fait l’expérience, lors de mes accouchements, d’avoir des équipes médicales d’exception).
Même dans de grands hôpitaux, on peut trouver un respect pour la personne, qui est précieux dans l’épreuve. Une parole trop froide, par un spécialiste, peut faire beaucoup de mal.
Une très efficace intervention médicale, faite sans respect pour la personne, peut laisser des traces très douloureuses. Sur tout s’il s’agit d’une maman qui vient de perdre son enfant.
La mort d’un enfant nous change, le mensonge devient insupportable, nos masques tombent, l’apparence ne sert à rien….
Puisque rien ne peut nous redonner celui ou celle qu’on a « perdu ».
La mort, réveille aussi en nous une source de VIE, qui s’appelle PARDON.
A chacun de savoir la saisir !
Je crois que c’est important de parler de la mort, sans idolâtrer nos morts, sans tomber non plus dans l’erreur et l’horreur du spiritisme, ou autres pratiques occultes.
La Toussaint approche, suivie de la fête du souvenir de nos défunts, et que malheureusement pour des questions pratiques on fête le même jour.
Il ne s’agit pas d’une obligation de se retrouver en famille, ni de s’entasser à l’église en ayant une tête d’enterrement. Ce n’est pas, non plus un concours de fleurissement de nos tombes….
C’est la Fête de la « Tous-les-Saints »alors à chacun de savoir comment la goûter, la savourer !
Croyants, ayons une tête de ressuscités !
Agnostiques, re-naissons, éclairons notre chemin !
Tous, laissons nos peurs, et engageons-nous dans un chemin de pardon et vérité.
En rentrant d’un goûter partage avec des familles qui ont perdu des enfants, ma fille, qui a trois ans, m’a dit :
« Maman, bientôt ce sera la fête d’Anniversaire de tous les Saints et Saintes,
On leur fera à tous un gros bisou ! »
Alors, pour la Toussaint, BON ANNIVERSAIRE à tous !




