Joël est né dans une famille juive. Il a cherché la vérité partout comme un "touche à tout" : de la pensée marxiste au mouvement hippie en passant par le bouddhisme… C’est alors que le Christ l’a visité, l’a rendu à son peuple et a déversé sur lui sa consolation.
C’est à Paris que mes parents ont grandi, qu’ils se sont rencontrés en 1939 (année de la déclaration de guerre) et mariés en 1941, le lendemain d’un décret gouvernemental excluant les Juifs de France de la vie sociale. Deux mois après leur mariage, mon père a été arrêté « pour simple contrôle d’identité ». Comme ses papiers mentionnaient qu’il était juif, il a été emmené, avec plusieurs dizaines d’autres, au camp de Drancy, en région parisienne. Il y est resté treize mois et a vu défiler des centaines de personnes de tous âges qui vivaient dans des conditions innommables, avant d’être emmenées pour une destination alors inconnue : les camps de déportation et d’extermination nazis en Allemagne et en Pologne.
Je me suis intéressé à la politique : pendant un temps, j’ai adhéré à la pensée marxiste, puis anarchiste (« Ni Dieu ni maître »). Puis j’ai été partie prenante de la “révolution sexuelle”, croyant mais peu pratiquant (à mon goût de l’époque !) : j’étais « pour la libération des femmes et des homosexuels ». Ça ne m’a pas convenu, alors j’ai décidé de « faire ma révolution intérieure » : je me suis intéressé à la psychologie des profondeurs et aux sciences occultes. Mes cheveux et ma barbe avaient poussé. Je suis devenu un hippie (« Faites l’amour, pas la guerre ! »). J’ai fumé du haschich et de la marijuana, j’ai pris du LSD pour permettre “l’expansion de ma conscience”, toujours en quête de vérité. J’ai été un partisan du bouddhisme zen. Et même, et même : je me suis intéressé au judaïsme ; mais rien de tout cela n’apaisait vraiment mon cœur.
J’aurais pu finir à l’hôpital psychiatrique, dans la rue ; j’aurais pu me suicider. J’étais très angoissé, de plus en plus marginal, désocialisé. J’avais en moi des forces de mort, agissantes, sans que je sache comment m’en défaire. Mais la recherche continuait, je lisais beaucoup. Un jour, un livre m’a illuminé : Technique de la non-violence de Lanza del Vasto, qui parlait d’amour des ennemis. Enfin ! La violence, la peur n’étaient pas la fin de tout. On pouvait sortir du cercle vicieux. Il était permis d’espérer ! Permis de croire en l’homme, en moi, en Dieu. J’ai lu, du même auteur, ses commentaires de l’Évangile. Je me suis dit que là était la Vérité. Après un temps de lutte intérieure, j’ai décidé de croire en Celui dont parlait l’Évangile, j’ai crié vers Lui et Il m’a répondu. Et j’ai décidé de recevoir le baptême.
Je savais le grand abîme qu’il y avait entre les Juifs et l’Église ; mais, dans une inspiration intérieure – et c’est ce qui m’avait conduit à lui donner ma foi – Jésus m’avait promis qu’il consolerait Israël. Je ne pouvais que Lui faire confiance. Mon identité juive était trouble. Elle ressemblait à un lieu hanté par des esprits tourmenteurs, et je ne savais comment m’y confronter. On m’avait conseillé, avant le baptême, de « retrouver mes racines juives », sinon j’aurais abandonné le Christ.
Je suis parti quelques jours en solitude. J’y ai lu Martin Gray : Au nom de tous les miens. Et les miens, disparus dans les ténèbres de la Shoah, sont venus me rejoindre. Mon cœur s’est brisé. « Du cœur brisé, broyé, tu n’as point de mépris » (Ps 51,19). J’ai pleuré, pleuré, peut-être aussi les larmes que mes parents n’avaient jamais versées sur “les leurs”.
Finalement, j’ai cédé, ma bouche s’est ouverte, et le mot est sorti : Juif ! D’abord avec hésitation, crainte et tremblement : Juif ! Juif ! Au début, ce mot était sale : sali de toute cette haine qui, au long des siècles, et spécialement en notre siècle, avait souillé “les miens”. Et cette haine, ce dégoût, me traversaient. Et peu à peu, plus je répétais Juif, Juif, Juif !!, plus la compassion et la miséricorde du Père m’envahissaient. Ce n’était plus un mot de condamnation, de mépris, de non-être. Il était plein de douceur et de tendresse. Je prenais conscience, au plus profond de mon esprit, de l’amour infini de Dieu pour son peuple Israël. Sa promesse de consolation se réalisait, faisait son œuvre en moi. Et j’ai pleuré, pleuré ! Là, la malédiction séculaire s’est transformée en bénédiction ; là, j’ai retrouvé mes racines juives.
Il s’est aujourd’hui passé trente ans depuis que j’ai été plongé dans la mort et la résurrection du Christ, le Messie, le Saint d’Israël. Un jour, je me sentis profondément divisé : je n’arrivais pas à faire se rejoindre le juif en moi et le chrétien en moi. Un homme de Dieu m’a conseillé d’aller auprès de Jésus et de le laisser faire lui-même cette unité. J’y suis allé. J’y vais toujours. Jésus l’a faite, il continue de la faire, en moi, en nous, si nous le voulons bien.





4 Commentaires
J'ai été tres touchée par votre témoignage.
J'ai un grand respect pour nos aînés dans la foi, pour le peuple élu dont, grâce à Jésus, nous faisons spirituellement parti. Même plus que du respect, j'ai de l'admiration et de l'amour et dela me chamboule à chaque fois qu'un des leurs perçoit la véritable identité de Yeshua. Merci et que Dieu vous bénisse encore et encore.
Le CHRIST sauveur ... de l'humanité toute entière et nom du seul peuple élu, du seul peuple Juif ... est le MESSIE, le fils du Père fait homme annoncé par les prophètes, qu' Israël attendait depuis la nuit des temps ... C'est en mourant qu'Il a démontré que la mort n'existait pas puisqu'il est ressuscité ... seul le corps retourne à la poussière ... IL N'Y A QUE LA VIE ....... LA VIE ÉTERNELLE C'EST ICI ET MAINTENANT ... et c'est bien pour cette raison qu'il faut tout faire pour la protéger, la respecter, l'honorer et ainsi accomplir la Loi du PÈRE ÉTERNEL que nous finirons par retrouver pleinement à la fin des temps .......
j'ai été content quand j'ai lu votre témoignage et je crois que Ça va m'aider à épanouir ma foi et j'aimerais vous demander si vous aimez chanter pour Dieu et si vous l'aimez auriez vous l'amabilité de me donner de bon renseignement sur la vie d'un choriste, comment vivre le christianisme en tant que chrétien et comment faire aimer et connaître christ
j'ai été content quand j'ai lu votre témoignage et je crois que Ça va m'aider à épanouir ma foi et j'aimerai vous si vous aimez chanter pour Dieu et si vous l'aimez auriez vous l'amabilité de me donner de on renseignement sur la vie d'un choriste, comment vivre le christianisme en tant que chrétien et comment faire aimer et connaître christ