À Pâques 2007, des laïcs ont demandé au curé de leur paroisse la permission d’organiser la célébration du Dimanche de la Miséricorde, avec des confessions à partir de 13h, la messe à 14h et la récitation de la neuvaine et du chapelet à 15h. Ils en ont fait la publicité de diverses manières, sans savoir quel retour ils auraient. Ils se sont également arrangés pour me faire venir afin que je préside aux célébrations.
En entrant au confessionnal, je m’attendais à entendre des confessions de “bons catholiques moyens”. Au lieu de cela, j’ai reçu principalement des catholiques qui ne s’étaient pas approchés des sacrements depuis quinze, vingt, trente voire trente-cinq ans…
Inutile de dire que j’étais bouleversé par leur sincérité de cœur. Je leur ai demandé comment ils avaient reçu cette grande grâce de revenir à la vie sacramentelle de l’Église. Certains m’ont dit avoir lu quelque chose au sujet de la Divine Miséricorde ; d’autres avaient vu des publicités concernant les célébrations de ce dimanche ; d’autres enfin avaient été invités par des amis ou de la famille. À deux heures, j’ai dû quitter le confessionnal pour aller célébrer la messe, laissant là toute une file de pénitents déçus. L’un d’entre eux m’a même poursuivi jusqu’à la sacristie, me suppliant de le confesser sur-le-champ.
La grande église était noire de monde et le curé stupéfait des fruits de cette journée : pendant des semaines, la secrétaire reçut des lettres et des coups de téléphone de personnes qui témoignaient des grâces reçues…



