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À dix-neuf ans, j’ai vécu un avortement. Un an plus tard, j’ai commencé une dépression. Je n’arrivais plus à faire face aux événements de la vie, j’étais dans une tristesse qui me rongeait. Ma vie était sans espoir. Petit à petit, j’ai sombré et suis devenue une malade mentale…
À vingt et un ans, ne trouvant toujours pas de solution, j’ai fait comme ceux qui m’entouraient : je me suis éclatée en allant dans les pubs et en oubliant mes problèmes en buvant. Six mois plus tard, je n’étais plus seulement une malade mentale, j’étais devenue aussi alcoolique. Je passais d’une assistante sociale à une autre, j’ai vu de nombreux psychologues également.
Dernièrement, j’ai rencontré un nouveau psychologue. Chrétien, il m’a proposé de vivre une retraite pour personnes vivant un traumatisme après un avortement. Durant cette retraite, on m’a proposé de me confesser. J’y suis allée.
En un instant, le poids qui pesait sur ma vie pendant toutes ces années a disparu alors que les larmes coulaient… Je n’arrivais pas à m’arrêter de pleurer. Je me demandais pourquoi personne ne m’avait dit d’aller me confesser ? Cela m’aurait évité trente et un ans de vie misérable.



