- Dans la même rubrique
- Liste des articles.
- Guy Gilbert.
- Au mur.
- Au défi !.
- Lune de miel.
- Avortement.
Être une sœur en habit au Mur des Lamentations, cela ne laisse pas indifférent ! C’était une fête pour la paix. Une fête assez populaire où de nombreuses personnes manifestaient. L’esplanade, où je me tenais, grouillait de monde. Pourtant, il s’était formé autour de moi un espace étrangement vide… Avec mon habit de religieuse, je faisais tache dans ce monde juif. Une dame cependant s’approche. « Vous savez, j’aime bien les sœurs », me dit-elle en anglais. Elle me raconte alors que, lorsqu’elle avait été sur le point d’accoucher de son premier enfant, à Haïfa, elle avait le choix entre deux cliniques : une clinique israélienne et une clinique chrétienne, tenue par des religieuses. Après avoir hésité, elle opte pour la clinique israélienne.
L’accouchement se passe mal. L’enfant meurt…
Au moment d’accoucher du deuxième, elle opte pour l’autre clinique. Là aussi, l’accouchement se complique ; on craint le pire… La sœur qui s’occupe d’elle, au moment même de ces complications, s’excuse : « Je dois partir. Mais je vais prier pour vous et pour votre enfant. » Finalement, après bien des difficultés, l’enfant est sauvé. « Je sais que c’est grâce à la prière de cette sœur », ajoute-t-elle.
Ces quelques paroles dites pendant que les gens autour de nous priaient avaient comme éloigné la peur de la différence. Les gens s’étaient rapprochés, il n’y avait plus un tel cercle vide autour de nous. La paix venait de franchir un nouveau cap qui reste si souvent invisible à nos yeux humains.



