C'est dans les rues de son Cameroun natal que Manou découvre sa passion pour la musique. En 1999, il arrive en France et s'installe à Pau, où il obtient sa maîtrise d'économie et suit sa formation de pasteur dans l'Église évangélique. Passage obligé de la conversion, Manou avoue avoir toujours été plus ou moins chrétien. Ma grand-mère était protestante ; ma mère était catholique ; mon grand-père était musulman… Mais je ne pouvais pas me contenter de croire que Dieu existe : je voulais le toucher, je voulais qu'il soit présent dans ma vie de tous les jours, je voulais le voir. Cela m'a amené à le dénigrer pendant longtemps. J'étais un rappeur plutôt contestataire. Un jour, un chrétien m'a dit : " Si tu pries dans ton cœur, il répondra à tes prières ". Je me suis juste mis à genoux et j'ai dit : " Si tu existe, change ma vie et change mon cœur ". Et une paix m'a rempli le cœur ; une certitude de l'existence de Dieu et une purification de mon cœur par le nom de Jésus… J'ai pris ma Bible, j'ai lu l'histoire de Jésus et elle m'est apparue comme réelle et véritable. Je me suis approché du Seigneur et je lui ai donné ma vie. Et plutôt que de rester contestataire par mon rap, j'ai décidé de communiquer l'amour et la paix du Seigneur. J'ai un brûlant désir d'apporter des paroles d'amour aux jeunes, apporter la Parole de Dieu pour contrer le mensonge dans lequel on vit, car l'incrédulité est vraiment la pire des folies ! Et je me suis mis au service de ce Dieu dont j'ai tellement reçu.
En 2002, Manou rencontre Mistadool, un jeune musicien qui joue depuis quatre ans déjà avec son frère et des amis dans le groupe de rock chrétien Nannup. Cette amitié et quelques mois de travail acharné donneront naissance à " Fantastik ", un premier album dont le succès ne se fait pas attendre. Les radios chrétiennes s'arrachent le disque ; Jean-Luc Delarue invite le jeune pasteur-rappeur et son épouse Lauryne sur le plateau de " Ça se discute " ; et Manou enchaîne concert sur concert dans les quatre coins de France.
À 24 ans, et des dizaines de concerts plus tard, Manou revient sur le devant de la scène chrétienne et nous offre son nouvel album. Presque deux ans de travail avant de voir naître " Au maximum ". Le premier album a bien marché, il fallait donc faire aussi bien sinon mieux, car il y a une attente et une exigence du public.
" Au maximum ", quinze titres dans lesquels se côtoient différents styles musicaux : un savant mélange de rap américain assorti de rap français agrémenté d'influences hip-hop ou ragga, avec une musique acoustique, électronique ou même électrique savamment orchestrée par le talentueux Mistadool qui avoue avoir passé beaucoup de bons moments pendant la création de cet album. On a pris le temps, pour avoir un résultat qui nous ressemble et qui puisse faire beaucoup de bien autour de nous. Cette amitié et cette complicité entre le musicien et le chanteur ne font pas tout. Je vois dans ma tête la musique, comment elle doit être. Mistadool réussit à voir ce que j'ai en tête et à le mettre en musique. On travaille comme des amis, dans la simplicité et dans l'amour, confie Manou, mais c'est le Seigneur qui nous inspire.
" Au maximum " c'est aussi des paroles de feu et la sincérité de celui qui les chante ! Manou manie la plume avec brio et tape toujours dans le mille ! Ses textes sans compromis touchent au cœur et savent provoquer la tiédeur. J'aime tous les styles de musique. Pour le troisième album, je rajouterai encore des styles que je n'ai pas exploités jusqu'ici. J'aime la poésie, j'ai l'intention de faire du slam. J'espère en mettre déjà dans mes concerts à venir, lance le jeune rappeur, déterminé.
Et quand on lui demande comment il a choisi le titre de son nouvel album, Manou professe : " Au maximum ", c'est un message délivré aux jeunes, aux moins jeunes et à tous ceux qui acceptent le nom de Jésus. Je fais du mieux que je peux, au maximum, et le Seigneur en rajoute sur le meilleur de moi-même pour me donner encore davantage. Celui qui est fidèle dans les petites choses, Dieu lui en confiera des grandes !
"Au Maximum", HLMCD01, 2006. www.manoubolomik.com




