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Les JMJ, c’est pas fini ! Pour beaucoup, elles ont été le départ d’une nouvelle vie. Témoignages :
C'est là que tout a commencé !
C’est ma mère qui a insisté pour que j’aille aux JMJ de Denver, alors que je ne le voulais pas du tout ! Pour moi, être catho ça voulait juste dire se faire traîner à la messe tous les dimanches, et le mot «Église» signifiait «ennui» ; alors l’idée de passer cinq jours entiers à un truc catholique, à treize ans, c’était carrément la torture !
Tout de suite en entrant dans le stade Mile High, j’ai été entourée par les chants, les rires, la louange et la joie ! J’ai rencontré des jeunes qui étaient venus de très loin juste pour participer à cet événement catholique. Ceux que je voyais autour de moi étaient amoureux de Dieu, et dans leurs yeux je voyais le Chemin, la Vérité et la Vie que je cherchais depuis longtemps ! Moi qui avais toujours cru, comme beaucoup de gens, que l’Église était sans vie, sans joie, sans énergie !… Pour moi, c’est aux JMJ de Denver que tout a commencé. Ça a été le premier pas pour me rapprocher de Jésus et pour aimer son Église.
Sue, USA
«Couple JMJ !»
Christophe : Nous sommes un «couple JMJ» dans le sens où c’est pendant cette semaine à Paris que le Seigneur nous a rapprochés l’un de l’autre.
Véronique : Nous nous connaissions avant, mais j’étais assez frileuse vis-à-vis de Christophe. Or, pendant cette semaine, mon cœur a fait «demi-tour» ! J’animais les chants tous les jours dans ma paroisse, et puis voir tous ces jeunes dans Paris, ça dynamise ! Quelque chose a travaillé mon cœur, comme une dilatation, une ouverture.
Christophe : Le jour où l’on allait faire une ceinture humaine autour de Paris, j’ai rencontré Véro «par hasard» dans le métro. Nous nous sommes revus par la suite. Depuis, nous avons cheminé ensemble et nous nous sommes mariés en l’an 2000.
Groupe Glorious
«Mettre le feu au monde entier !»
Thomas : Nous sommes allés à Rome et nous avons vécu de grands et beaux moments là-bas. Il y avait une ambiance de joie, on voyait que l’Église ce n’était pas seulement pour les grand-mères (même si on aime bien les grand-mères !) Voir des milliers d’autres jeunes tous plus fiers les uns que les autres de leur foi, et surtout cette dimension internationale : ce n’est pas seulement un pays ou un mouvement, ce sont des jeunes de partout ! Réunis autour d’un grand-père dont toute la presse disait qu’il était dépassé et réactionnaire, alors que les jeunes disent qu’ils se retrouvent dans son discours ! J’ai vécu là-bas quelque chose de très fort spirituellement : une grande paix au milieu de tant de monde !
Deux jours avant la rencontre à Tor Vergata, je suis allé à une prière avec la Communauté de Taizé. On allait prier sur une grande croix. J’ai fait la démarche, il fallait aller vite car il y avait beaucoup de monde. Au moment de partir, je n’arrivais pas à sortir, il fallait que je reste ; alors je suis resté, j’ai prié et j’ai été visité par le Seigneur. C’était le départ d’un mûrissement spirituel. Les JMJ ont permis que cette foi transmise par mes parents devienne mienne.
À la cérémonie de clôture des JMJ de Rome, Jean-Paul II a dit : « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier ». Nous portions déjà le désir de monter le groupe et ces paroles du Saint-Père nous ont confirmés.
Mon cœur était tout brûlant…
Depuis quelque temps déjà je pensais au sacerdoce. Mon évêque m’avait conseillé de demander à ma grand-mère de prier une neuvaine de rosaires pour m’aider à y voir plus clair ! Puis, je le rencontrai à nouveau lors des JMJ à Denver. Il me demanda si je priais toujours au sujet de ma vocation. Je répondis oui, sans grande conviction.
J’ai demandé au Seigneur de m’aider à voir ce qu’Il voulait. Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Quand le Saint-Père a dit : « Jeunes pèlerins dans le Christ, le Christ a besoin que vous soyez la lumière du monde », mon cœur a pris feu ! Je me sentais comme Cléophas et l’autre disciple sur la route d’Emmaüs : mon cœur était tout brûlant de la réponse à mes prières pour ma vocation, de la même façon que le cœur des deux disciples était tout brûlant lorsque le Seigneur s’est révélé à eux comme le Messie, l’accomplissement des promesses de la Première Alliance.
Le 1er juin 2001, mon évêque m’a ordonné prêtre, en même temps que le jeune qui servait la messe du 15 août 1993 aux côtés du Pape à Cherry Creek !
Père Carlos
Accueillir des anges !
À la venue du pape pour les JMJ, j’ai lu dans le journal que plusieurs milliers de jeunes n’avaient pas où loger pendant le rassemblement. Je me suis rappelé ce verset de l’Écriture : « Ne négligez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que certains ont accueilli des anges sans le savoir » (He 13, 2). Même si la maison suffisait tout juste à faire entrer notre famille de quatre, le chat et les deux chiens, je me suis dit que je pouvais bien le faire. Peu après, on me remerciait, en me faisant savoir qu’il y avait suffisamment de familles d’accueil. Je me tournai alors vers l’encadrement d’un groupe de jeunes.
La veille des JMJ, coup de téléphone : trois jeunes Espagnols sont arrivés, qui n’étaient pas comptés. Pouvions-nous les prendre ? Pendant que mon mari allait les chercher à la paroisse, je préparai la maison en quatrième vitesse pour les recevoir. En arrivant, ils se sont présentés sur le pas de la porte : Joseph, Victor et… le père Angel !
Quelles que soient les difficultés que nous allions rencontrer durant ce pèlerinage, je n’avais plus rien à craindre – nous avions un ange à la maison ! Les grâces des JMJ commençaient déjà à pleuvoir !
Roxanne
Crossroads, issu des JMJ
Steve Stanford, étudiant américain, était aux JMJ de Denver. L’appel du Pape à annoncer l’évangile dans les rues l’a profondément marqué. L’idée fait son chemin et deux ans plus tard, en 1995, Steve se met en route avec un groupe d’amis. Le but : traverser les États-Unis d’Ouest en Est – un pèlerinage de trois mois ! - pour promouvoir une culture de vie. Pendant que les uns marchent, offrant ampoules, chapelets et fatigue en intercession et réparation, les autres évangélisent dans les paroisses, les écoles, et prient devant les cliniques abortives.
Spontanément, un nouveau groupe prit le relais chaque été ; un deuxième vit le jour en 1999. Cet été, ce sont trois groupes qui partiront respectivement de Seattle, Los Angeles et San Francisco pour rejoindre Washington DC.
Pour plus d’infos, rejoins-les sur le site www.crossroadswalk.com
La dernière JMJ
La mort du Saint-Père a été pour moi «la dernière JMJ avec Jean-Paul II». Pourquoi ? D’abord à cause de cette communion très forte entre le Pape et les jeunes. Comme toutes les fois où on l’a vu «revivre» au contact des jeunes, il a rassemblé ses dernières forces pour nous adresser son message : Je vous ai cherchés, maintenant vous êtes venus à moi et je vous en remercie. Comme jeunes, nous étions également très proches du Pape dans ses derniers jours, par exemple en nous unissant dans la prière pour lui via internet.
Tout était comme lors des JMJ : le chemin du Croix et la veillée avec le Saint-Père, entre le jeudi et le dimanche. Dans le silence qui a suivi son départ au Ciel le samedi soir, on sentait l’Esprit Saint à l’œuvre dans les cœurs.
Le cardinal qui a célébré la messe le lendemain a osé demander d’applaudir Jean-Paul II : la foule a répondu par un tonnerre d’applaudissements, si bien connu de chaque JMJ, qui ne semblait plus vouloir cesser ! Le «Viva el Papa» qui a suivi était comme le couronnement de ces événements. Nous en avions tous la certitude : Jean-Paul II était toujours là, plus présent que jamais auparavant !
Pour beaucoup d’entre nous, Jean-Paul II était comme un père que nous aimions de tout cœur mais dont nous ne pouvions pas encore comprendre ni mettre en pratique tout l’enseignement. Sa mort nous donne la force de vivre ce qu’il nous a enseigné, pour suivre Jésus d’une manière radicale, dans l’amour et la joie !
Sven, Allemagne




