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JUIN 2008 : Congrès eucharistique international

(Auteur : Sr Marie-Élie - Parution F&L n° 264 de Septembre 2007)

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Here I am… I do… (« Me voici… Oui… Je le veux… ») : six petits mots qui ont mis en route Sarah McDonald, 26 ans. Une anglophone (Ontario, Sudbury ) au Québec francophone qui travaille pour un événement d’Église : le Congrès Eucharistique international 2008. Un coup du Saint-Esprit !

Hi !, nous mettons en place un nouveau projet dans Québec City pour les jeunes qui participeront au Congrès Eucharistique en 2008. Sarah, un grand sourire, de longs cheveux tout bouclés, une grande joie de vivre, une très belle voix pour louer le Seigneur, le plan du vieux Québec dans une main, le cellulaire dans l’autre.

Bien qu’ayant étudié les sciences religieuses, j’avais un travail dans l’Agence du revenu du Canada mais mon cœur aspirait à autre chose. Le Seigneur allait me surprendre. Lors du rassemblement Montée Jeunesse (Youth Summit) de 2006, le cardinal Ouellet [archevêque de Québec, ndlr] interpellait fortement : « Jeunes, comment allez-vous répondre au “Me voici” que le Seigneur vous murmure dans l’Eucharistie ? »

J’ai répondu : « Here I am, me voici », j’ai largué les amarres et je me suis engagée comme bénévole dans le projet d’une année pour Dieu. Surprise… chez mes parents et mes amis, la première question fut : « Est-ce que cela paie bien ? » Bien sûr que le bénévolat paie bien ! (rire). Je reçois beaucoup. Le projet diocésain de « Une année pour Dieu » prend en charge la vie quotidienne. Le fait d’être logée chez les Ursulines me permet de découvrir la vie religieuse. C’est un retour vers la simplicité, le nécessaire ainsi qu’un temps de discernement. J’essaye de m’abandonner à Dieu et de comprendre ce qu’il attend de moi.

C’est la prière qui m’a fait revenir vers Dieu. Je suis née dans une famille catholique, mais pas pratiquante. Une de mes amies ayant perdu son père, je me suis retrouvée démunie face à sa peine. La seule chose que je pouvais faire, c’était de prier pour elle et c’est ainsi que j’ai retrouvé le goût de Dieu. Au cours de la vigile pascale de l’année jubilaire 2000 où cinq mille personnes étaient présentes, j’ai reçu le sacrement de confirmation. J’avais dix-huit ans, Jésus devint Vivant pour moi.

« Me voici… Oui, je le veux… » Un amour fou pour ces six petits mots. Qu’est-ce que vous voulez, je les retrouve dans mon Évangile préféré, Luc 1, 38 : « Je suis la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole ». Je désire les vivre toute ma vie avec Marie, la femme eucharistique par excellence.

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