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J’ai vécu dans une angoisse perpétuelle pendant toute mon adolescence, faisant même les quatre cents coups... jusqu'à la visite de l'Esprit Saint vers trente et un ans ; je pleurais tous les matins, je devais être dépressive probablement. La paix intérieure, je ne l'avais pas.
Un jour, dans ma chambre, en pleurant devant une table, deux chemins se sont présentés à mon esprit : Dieu ou celui du suicide. Mais j'avais déjà essayé de me suicider, vers 20 ans, sans résultat, alors je me suis dit : Je choisis Dieu. Jeune, j'avais eu une formation catholique, mais n'avais jamais fait de rencontre personnelle, celle du cœur à cœur dont je ne soupçonnais même pas l'existence, ni celle de la vie mystique. Le lendemain, en faisant mon lit, j'entendis une voix, comme si quelqu’un me parlait : Tu prieras, tu prieras beaucoup. J'ai eu peur, pensant que mon cerveau allait mal. Je ne dis rien à personne, mais le lendemain de ce jour, en faisant aussi mon lit, les mêmes paroles, avec en plus : Tu seras sainte. De nouveau, j'ai eu peur et me suis dit que je ne voulais pas rencontrer un médecin car j'avais peur d'être traitée de folle.
J’ai donc demandé à une voisine chrétienne si elle ne connaissait pas un prêtre, sans lui parler de ce qui m'arrivait. Je pus rencontrer un prêtre dominicain qui me dit que c'était l'Esprit Saint qui me parlait. L’Esprit Saint ? Un grand inconnu pour moi, hormis son nom. Ce père dominicain était exorciste et j'ignorais que j'avais besoin de prières de délivrance car mon âme et ma vie étaient bien malades. Il fit une prière de délivrance car je consultais les cartomanciennes et pratiquais cette activité. Trois mois plus tard, j'offrais ma vie à Jésus ; les frères m'imposèrent les mains et je reçus... la tristesse… Je voulais jeter par la fenêtre tout livre chrétien. De crainte de me faire remarquer, je cachais tous ces livres dans le tiroir.
Au bout de trois jours, je téléphonai à mon accompagnatrice qui me dit : C'est l'Esprit Saint qui fait le ménage. Le combat faisait rage ! Elle me dit : Je vais prier pour toi, pour que tu aies la paix et, cinq minutes plus tard, je retrouvais la paix du cœur. Ce ne fut qu'à la deuxième prière de délivrance que je connus la joie intérieure, mon rêve. Pourquoi la tristesse m’habitait-elle ? Parce que le péché de luxure m'habitait, ce péché si répandu de nos jours. Lors de la prière, il m'a semblé recevoir comme un coup de bâton sur la tête. Je voyais trente-six chandelles... et je disais, les mains sur mon cœur : J’ai la joie ! J’ai la joie ! Il m'a été donné de vivre pendant dix jours dans un optimisme et une joie que rien ne pouvait perturber ! Ce qui a été un changement du tout au tout. Je téléphonais tous azimuts pour demander pardon. Le Seigneur me montrait combien son cœur est différent du mien, du nôtre.
Et ce n'est pas tout ; mon regard aussi changeait : soudain, tout me semblait beau ! Le Seigneur, par son Esprit, me montrait qu'il aimait toute chose et tout être humain, même ce que nous trouvons laid. Je me mis à regarder chaque personne, chaque paysage, arbre, création humaine (en l'occurrence, une cheminée d'usine) avec "AMOUR". Quelle merveille de découvrir le cœur de notre DIEU ! Il n'est qu'AMOUR incommensurable.




