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La grande neuvaine pour se préparer à Noël

(Auteur : Sr Marie de la Trinité - Dossier F&L n° 300 de Décembre 2010)

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Juste avant Noël, l’Eglise invite les fidèles à se préparer avec une plus grande ferveur pendant les neuf jours qui précèdent la fête. Au XVIIe siècle, la vénérable Marguerite du Saint Sacrement du Carmel de Beaune proposait même une neuvaine de neuvaine qu’elle commençait dès la fin du mois de septembre (cf. dossier du numéro 300 de Feu et Lumière) mais qui peut accompagner chacun en ces derniers jours qui nous séparent encore de la venue de l’Enfant-Jésus.

Neuvaines préparatoires à la fête de Noël

1. La première commencera le 30 septembre (ou le 17 décembre), jour auquel nous commencerons d’honorer le divin Cœur de Jésus pendant neuf jours, adorant continuellement son amour et sa dilection divine envers son Père éternel et envers ses créatures, considérant la pureté de ce cœur amoureux, sa douceur, sa bénignité, lui exposant la nôtre, pour qu’il le purifie et le simplifie de telle sorte que nous puissions lui en faire un sacrifice agréable.
Pour nous y disposer, nous retrancherons toutes les affections humaines et tous les mouvements qui ne procéderont pas du saint Enfant Jésus.

2. Le 9 octobre (ou le 18 décembre), nous honorerons les pieds divins du saint Enfant Jésus, nous adorerons leur dignité et tous les pas sacrés qu’ils ont faits pour notre salut. Nous les glorifierons comme ayant marqué les voies de la justice et de la droiture, et nous nous tiendrons, pendant ces neuf jours, prosternés à ces saints pieds, priant le divin Enfant qu’il conduise les nôtres dans le sentier de la justice et de la vérité.
Pour cela, marchons droit, intérieurement et extérieurement, en sa sainte présence.

3. Le 18 octobre (ou le 19 décembre), nous honorerons les mains divines de l’Enfant Jésus et nous adorerons les œuvres saintes et pures qu’elles ont opérées, par lesquelles il a infiniment honoré Dieu son Père et nous a acquis des mérites pour l’éternité. C’est par ses mains très saintes qu’il perfectionne les âmes. Mettons-nous entre elles et prions le saint Enfant de bénir de ses divines mains les nôtres, afin que, par leur vertu puissante, nous soyons capables de faire des actions pures et saintes dans lesquelles il se puisse dilecter.
Pour cela, que toutes nos actions soient faites avec la plus pure intention possible.

4. Le 27 octobre (ou le 20 décembre), nous honorerons la bouche sainte et divine de l’Enfant Jésus, de laquelle procède la vérité éternelle qui doit être la voie des élus. Adorons sans cesse cette bouche précieuse qui a rendu à Dieu un sacrifice de louange digne de lui. Louons cette bouche sacrée et référons-lui les nôtres, pour qu’elles n’aient d’autre usage que de le glorifier.
A cet effet, privons-nous de toutes paroles inutiles et ne parlons que des grandeurs et excellences de jésus pour le faire aimer et honorer.



5. Le 5 novembre (ou le 21 décembre), nous honorerons les yeux divins du saint Enfant Jésus, avec lesquels il nous regarde si tendrement et si miséricordieusement. Adorons leurs attraits puissants et efficaces qu’il daigne laisser tomber sur ses élus. Présentons-lui les nôtres et demandons-lui que nos yeux ne voient plus rien que sa sainte simplicité.
N’appliquons nos regards qu’à Jésus et à ce qui sera pour sa Gloire.

6. Le 14 novembre (ou le 22 décembre), nous honorerons l’ouïe sainte et divine de l’Enfant Jésus qui écoute l’oraison des humbles et la prière des pauvres. Adorons-la continuellement et, pour lui rendre hommage, n’écoutons que Jésus ou  ce qui nous parle de lui. Prions-le qu’il perfectionne ce sens en nous, afin que nous ne soyons plus attentifs qu’à sa voix qui nous parle intérieurement, et que nous n’entendions plus les choses du monde qu’avec simplicité et pureté.

7. Le 23 novembre (ou le 23 décembre), nous honorerons le chef (la tête) divin du saint Enfant Jésus, duquel l’onction et la rosée divine découlent sur les âmes prédestinées, comme sur des membres qui en reçoivent leur vie et leur aliment. Unissons-nous à ce chef adorable, adorons-le pour reconnaître sa souveraineté et rendons-nous tels que nous puissions recevoir  ses douces influences.
Pour cela, produisons chaque jour des actes de soumission à son autorité divine sur nos âmes.

8. Le 2 décembre (ou le 24 décembre), nous honorerons l’âme sainte et déifiée du saint Enfant dans l’état d’adoration par lequel il rend un honneur suprême au Père éternel. Adorons, glorifions, exaltons cet état adorable, et réjouissons-nous de voir cette âme divine si élevée ; donnons-lui un plein pouvoir sur nos âmes, afin qu’elle devienne à jamais l’âme de notre âme et qu’elle possède toutes nos puissances pour nous disposer à être les sujets fidèles du saint Enfant Jésus.
Pour cela, désapproprions-nous donc de tout usage imparfait de notre propre esprit.

9. En cette dernière (ou le 25 décembre), nous honorerons le règne et la domination que la Sainte Trinité donne à l’Enfant Jésus, qui vient régir la terre par son innocence divine, et apprendre à toutes les créatures la volonté de Dieu son Père. Nous nous disposerons à recevoir par Jésus Enfant, la science du salut, et à marcher dans la voir de sa sainte et adorable volonté pour devenir une hostie pure, digne d’être offerte à la Sainte Trinité par Jésus Enfant dont nous appellerons le règne par nos vœux.