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Ce mot d’Amour
Que nous recherchons tous
Dans la bouche d’autrui,
Dans le murmure des jours,
Dans le silence des nuits,
Dans l’acte même d’écrire,
Dans la crispation d’une main,
D’un regard…
Dans la Parole d’un Autre
Couchée sur du papier
Pour être lue, dite et vécue…
Dans l’attitude de celui
Qui ne sait plus trop distinguer
Entre la soif
Et l’émerveillement,
L’émerveillement
Et la soif…
Fr Bernard
Que nous recherchons tous
Dans la bouche d’autrui,
Dans le murmure des jours,
Dans le silence des nuits,
Dans l’acte même d’écrire,
Dans la crispation d’une main,
D’un regard…
Dans la Parole d’un Autre
Couchée sur du papier
Pour être lue, dite et vécue…
Dans l’attitude de celui
Qui ne sait plus trop distinguer
Entre la soif
Et l’émerveillement,
L’émerveillement
Et la soif…
Fr Bernard
Des lieux nous ouvrent
À l’espace du silence
Et de la lumière…
À ces jeux d’ombre
Et de beauté
Où tout s’élance
Dans une pureté
Des lignes et des courbes…
Des lieux de pierres
Multiséculaires,
Des lieux qui nous font
Du bien,
Des lieux témoins,
Que les mots
Sont bien souvent
Malhabiles à décrire…
Des lieux qui nous mènent
À plus loin,
À ce lieu si désiré…
Un lieu inaccessible ?
Et s’il était tout simplement
Ce lieu de nous-même,
Au plus profond
De notre intimité ?
Fr Bernard
À l’espace du silence
Et de la lumière…
À ces jeux d’ombre
Et de beauté
Où tout s’élance
Dans une pureté
Des lignes et des courbes…
Des lieux de pierres
Multiséculaires,
Des lieux qui nous font
Du bien,
Des lieux témoins,
Que les mots
Sont bien souvent
Malhabiles à décrire…
Des lieux qui nous mènent
À plus loin,
À ce lieu si désiré…
Un lieu inaccessible ?
Et s’il était tout simplement
Ce lieu de nous-même,
Au plus profond
De notre intimité ?
Fr Bernard
Quel est-il
Celui-là seul qui déchire le ciel
Pour venir couronner
D’amour et de tendresse
Ses enfants voués
À la vie éternelle ?
Il se penche sur nous,
L’Ami des hommes,
Et nous revêt
De son indéfectible bonté…
Comment rester insensible
À tout ce poids
De générosité
Qui nous plonge à la fois
Dans un bain de confusion
Et de félicité ?!…
Frère Bernard
Celui-là seul qui déchire le ciel
Pour venir couronner
D’amour et de tendresse
Ses enfants voués
À la vie éternelle ?
Il se penche sur nous,
L’Ami des hommes,
Et nous revêt
De son indéfectible bonté…
Comment rester insensible
À tout ce poids
De générosité
Qui nous plonge à la fois
Dans un bain de confusion
Et de félicité ?!…
Frère Bernard
Certains murmures du cœur
Ou la joie d’un ami,
Ces ciels d’azur ou de nuit,
Ces mots, ces notes,
Un tintement de cloche,
Une croix suspendue à un mur…
Ces petits riens
Ou ces instants
De perte infinie
Quand disparaît
Le proche ou l’ami…
Autant d’appels
Qui me rapprochent de toi,
Mon Dieu,
Autant de rappels,
Autant d’élans qui me ramènent
À ta voix,
Au mystère de ta lumière
Qui daigne habiter en moi
Même au-delà de la mort…
Frère Bernard
Ou la joie d’un ami,
Ces ciels d’azur ou de nuit,
Ces mots, ces notes,
Un tintement de cloche,
Une croix suspendue à un mur…
Ces petits riens
Ou ces instants
De perte infinie
Quand disparaît
Le proche ou l’ami…
Autant d’appels
Qui me rapprochent de toi,
Mon Dieu,
Autant de rappels,
Autant d’élans qui me ramènent
À ta voix,
Au mystère de ta lumière
Qui daigne habiter en moi
Même au-delà de la mort…
Frère Bernard
La vie serait-elle
Ce fil tendu
Sur lequel savoir
Jouer sans trop
S’éprendre de vertige
Pour les gouffres
Qui nous entourent ?
Serait-ce veiller
Sur le mur
Et se laisser couvrir
De ciel
Pour oser espérer
À plus grand
Que soi ?
Serait-ce tenir
Malgré la pente
Qui nous ferait dévaler
Plus bas que nos soifs
D’absolu
Et de vrai bonheur ?
L’envol pourrait se faire
En descendant
À l’intérieur de soi,
Pauvre et fragile
Mais tabernacle de la source
Qui ne tarit pas…
Fr. Bernard
Ce fil tendu
Sur lequel savoir
Jouer sans trop
S’éprendre de vertige
Pour les gouffres
Qui nous entourent ?
Serait-ce veiller
Sur le mur
Et se laisser couvrir
De ciel
Pour oser espérer
À plus grand
Que soi ?
Serait-ce tenir
Malgré la pente
Qui nous ferait dévaler
Plus bas que nos soifs
D’absolu
Et de vrai bonheur ?
L’envol pourrait se faire
En descendant
À l’intérieur de soi,
Pauvre et fragile
Mais tabernacle de la source
Qui ne tarit pas…
Fr. Bernard
Tu es là
Dans ce peu que j’entends
De toi…
Au-delà des effluves du vent
Tu me parles d’amour et de joie,
D’enfance chantée
Sur le rythme des flux et reflux de la vie…
Tu es davantage
Qu’un simple rêve déferlant sur les eaux
Quand je m’allonge sur le sable
Et me réchauffe le cœur et la peau…
Tu es au fond de moi
Cette présence au sommet de tout bien,
Cette absence qui affûte le désir des lointains…
Tu es ce visage aimant, ce visage aimé,
Mon tourment et ma royauté,
Mon rivage, mon océan, ma pauvreté,
Mon refuge sous lequel m’abriter…
Ton ombre me protège des grandes chaleurs
Et des intempéries qui voudraient m’éloigner
De la vie et des purs trésors de ton intimité…
Fr Bernard
Dans ce peu que j’entends
De toi…
Au-delà des effluves du vent
Tu me parles d’amour et de joie,
D’enfance chantée
Sur le rythme des flux et reflux de la vie…
Tu es davantage
Qu’un simple rêve déferlant sur les eaux
Quand je m’allonge sur le sable
Et me réchauffe le cœur et la peau…
Tu es au fond de moi
Cette présence au sommet de tout bien,
Cette absence qui affûte le désir des lointains…
Tu es ce visage aimant, ce visage aimé,
Mon tourment et ma royauté,
Mon rivage, mon océan, ma pauvreté,
Mon refuge sous lequel m’abriter…
Ton ombre me protège des grandes chaleurs
Et des intempéries qui voudraient m’éloigner
De la vie et des purs trésors de ton intimité…
Fr Bernard
Non, ce n’est pas un désert…
Galbes de terre,
Herbages et sillons
Font la joie du regard
Qui se perd et se repose en toute cette
étendue…
Rien d’autre que la vie
Qui tient toujours,
Arbuste dans le silence,
Seule verticale
Tendue vers les promesses de l’horizon…
Désert et désir se rencontrent
Pour un rendez-vous avec la pauvreté,
Comme s’il fallait seulement s’attacher
À tout ce qui se découvre en nous
Sous son jour d’éternité…
Frère Bernard
Galbes de terre,
Herbages et sillons
Font la joie du regard
Qui se perd et se repose en toute cette
étendue…
Rien d’autre que la vie
Qui tient toujours,
Arbuste dans le silence,
Seule verticale
Tendue vers les promesses de l’horizon…
Désert et désir se rencontrent
Pour un rendez-vous avec la pauvreté,
Comme s’il fallait seulement s’attacher
À tout ce qui se découvre en nous
Sous son jour d’éternité…
Frère Bernard
Rien n’est plus sûr
Que ta présence…
Même si la mort
Nous effeuille
Jour après jour,
Même si l’épreuve
Ensanglante nos âmes,
Tu es en nous
Ce tronc silencieux
Qui nous tient debout…
Et nous pouvons,
Marche après marche,
Apprendre à vivre de ton propre pas.
Frère Bernard
Que ta présence…
Même si la mort
Nous effeuille
Jour après jour,
Même si l’épreuve
Ensanglante nos âmes,
Tu es en nous
Ce tronc silencieux
Qui nous tient debout…
Et nous pouvons,
Marche après marche,
Apprendre à vivre de ton propre pas.
Frère Bernard
Apprendre la mesure de nos jours
Apprendre de cet Autre…
Des autres…
D’un cœur à cœur…
Apprendre à marcher pour aujourd’hui
En égrenant chaque heure
Pleine de sable ou de feu
De lenteur ou d’audace
De tristesse ou de jeu
De souffrance ou de joie
De misère, de beauté
De retrouvailles ou d’adieux
Dans l’épaisseur ou l’évidence du mystère…
Instants d’unique saveur
Marqués par la contradiction ou la simplicité
Quelle qu’en soit la teneur
Perles d’éternité…
Frère Bernard
Apprendre de cet Autre…
Des autres…
D’un cœur à cœur…
Apprendre à marcher pour aujourd’hui
En égrenant chaque heure
Pleine de sable ou de feu
De lenteur ou d’audace
De tristesse ou de jeu
De souffrance ou de joie
De misère, de beauté
De retrouvailles ou d’adieux
Dans l’épaisseur ou l’évidence du mystère…
Instants d’unique saveur
Marqués par la contradiction ou la simplicité
Quelle qu’en soit la teneur
Perles d’éternité…
Frère Bernard
Espérer quoi
Quand tout semble perdu,
Quand son propre fils meurt avant soi,
Quand l’abandon de Dieu semble total ?
Serais-tu, Marie, en cet instant, la seule lumière,
Le seul foyer d’amour, d’espérance et de foi
Qui brille dans la noirceur du monde ?
Tu tiens dans tes bras le corps d’un homme,
D’un Dieu qui un jour t’annonçait,
Par la bouche de l’ange,
Que son règne n’aurait pas de fin…
Frère Bernard
Quand tout semble perdu,
Quand son propre fils meurt avant soi,
Quand l’abandon de Dieu semble total ?
Serais-tu, Marie, en cet instant, la seule lumière,
Le seul foyer d’amour, d’espérance et de foi
Qui brille dans la noirceur du monde ?
Tu tiens dans tes bras le corps d’un homme,
D’un Dieu qui un jour t’annonçait,
Par la bouche de l’ange,
Que son règne n’aurait pas de fin…
Frère Bernard
Toujours
La même ritournelle
Semeuse de joie
Qui jette ses perles bleues à la volée
À travers le filtre de la lumière…
Est-ce que
L’on t’oublie ?
Est-ce que l’on t’entend
Parmi taffetas et paillettes
Au cours de fêtes bien provisoires ?
Ou bien
Nous parlerais-tu tout bas
Comme une fontaine confidente qui se presse
À l’oreille du cœur ?
Frère Bernard
La même ritournelle
Semeuse de joie
Qui jette ses perles bleues à la volée
À travers le filtre de la lumière…
Est-ce que
L’on t’oublie ?
Est-ce que l’on t’entend
Parmi taffetas et paillettes
Au cours de fêtes bien provisoires ?
Ou bien
Nous parlerais-tu tout bas
Comme une fontaine confidente qui se presse
À l’oreille du cœur ?
Frère Bernard
Tout l’or
De la lumière
Déposé sur les rives du soir…
Les ombres
En deviennent vivantes
Témoins du moindre mouvement,
Du bercement des vagues
Jusqu’aux gestes d’une mère
Pour son enfant…
Amour maternel,
Le même, toujours,
Aux quatre coins du monde…
Fr. Bernard
De la lumière
Déposé sur les rives du soir…
Les ombres
En deviennent vivantes
Témoins du moindre mouvement,
Du bercement des vagues
Jusqu’aux gestes d’une mère
Pour son enfant…
Amour maternel,
Le même, toujours,
Aux quatre coins du monde…
Fr. Bernard
Bleu
Blanc
Voilement
Dévoilement
Lieu
Tout à la fois
Du mystère et de l’intimité
Dieu
Sous le voile de prière
Recouvre de sa bonté ces hommes
Qui mettent tout leur élan à Le rencontrer…
Fr Bernard
Blanc
Voilement
Dévoilement
Lieu
Tout à la fois
Du mystère et de l’intimité
Dieu
Sous le voile de prière
Recouvre de sa bonté ces hommes
Qui mettent tout leur élan à Le rencontrer…
Fr Bernard
Colonne de feu,
Scintillement de lumière
Dans le silence et la nuit des pierres peintes…
L’architecture s’enflamme
Du jaune au rouge incandescent.
Qu’il en soit de même,
Là où se mêlent laves et cendres,
Éruptions et attente,
Dans l’antre invisible
Des pierres vivantes que nous sommes…
Fr Bernard
Scintillement de lumière
Dans le silence et la nuit des pierres peintes…
L’architecture s’enflamme
Du jaune au rouge incandescent.
Qu’il en soit de même,
Là où se mêlent laves et cendres,
Éruptions et attente,
Dans l’antre invisible
Des pierres vivantes que nous sommes…
Fr Bernard
Ce mot d’Amour
Que nous recherchons tous
Dans la bouche d’autrui,
Dans le murmure des jours,
Dans le silence des nuits,
Dans l’acte même d’écrire,
Dans la crispation d’une main,
D’un regard…
Dans la Parole d’un Autre
Couchée sur du papier
Pour être lue, dite et vécue…
Dans l’attitude de celui
Qui ne sait plus trop distinguer
Entre la soif
Et l’émerveillement,
L’émerveillement
Et la soif…
Fr Bernard
Que nous recherchons tous
Dans la bouche d’autrui,
Dans le murmure des jours,
Dans le silence des nuits,
Dans l’acte même d’écrire,
Dans la crispation d’une main,
D’un regard…
Dans la Parole d’un Autre
Couchée sur du papier
Pour être lue, dite et vécue…
Dans l’attitude de celui
Qui ne sait plus trop distinguer
Entre la soif
Et l’émerveillement,
L’émerveillement
Et la soif…
Fr Bernard

