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Quand le ciel se fait proche

(propos recueillis pas Agnès Renault - Parution F&L n° 217 de Mai 2003)

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Un jeune prêtre m’a raconté comment dès sa tendre enfance, la Vierge Marie l’avait attiré à elle. Il m’a autorisé à publier son témoignage pour les lecteurs de Feu et Lumière. Merveille que fit pour lui le Seigneur ! Don gratuit qu’il est bon de reconnaître et de partager pour la gloire de Dieu.

Déjà, quelques mois après ma venue au monde, ma famille s’est consacrée au Cœur douloureux et immaculé de Marie. J’ai donc toujours été porté par ma famille et lorsque j’étais enfant, j’avais le désir d’être saint. Nous avions la prière chaque soir et papa nous faisait prier tous les jours pour que le dogme de Marie Médiatrice soit proclamé.

J’avais dix ans quand mon frère plus âgé - nous étions quatre garçons - tomba sur un livre racontant des apparitions mariales. Il en fut vivement touché et nous invitait à regarder le livre qui passait de main en main : nous étions passionnés !

La Sainte Vierge m’est ainsi devenue extrêmement proche. Sa venue sur la terre me révélait la proximité du Ciel, je découvrais que Dieu aime l’homme et en est proche. En fait, je découvrais à quel point il s’était « incarné » pour abolir toute distance. J’en pleurais tous les jours.
Peu à peu, mon appel sacerdotal émergea comme une évidence dont je pris conscience le jour où, à 12 ans, un de mes frères me demanda ce que je ferais plus tard. Je lui répondis : « Je serai prêtre », sans une hésitation. La question ne se posait même pas.

À Jésus par Marie
J’avais vraiment fait une rencontre avec la Sainte Vierge. Elle était pour moi une maman, une compagne. Je lui donnais tout mon amour, mais pour Dieu, je ne ressentais pas autant d’amour. Alors je lui en parlais : Il faut que tu me fasses rencontrer Jésus, comme je t’ai rencontrée. Un an après, j’ai été exaucé. Jésus était devenu mon ami.
C’est à quatorze ans que j’ai rencontré saint Louis-Marie Grignion de Montfort. J’ai été bouleversé par le « Secret de Marie ». Pas de doute, c’était vraiment cela : il fallait tout donner à la Sainte Vierge. Pour moi, ce qui a été le plus difficile ce fut de lui donner toutes mes intentions de prière : je ne pouvais plus prier pour les membres de ma famille, pour mes copains, pour d’autres intentions qui me tenaient à cœur... Par la suite, la Sainte Vierge m’a montré que quand on lui donnait tout, elle s’occupait de toutes nos affaires. C’était comme une multiplication des fruits de la prière.
À quatorze ans, j’écrivis sur une feuille de papier ma consécration à Marie et je la signai d’un nom que je désirais porter quand je serai prêtre.

La croisade des enfants
Lorsque nous avions découvert le livre sur les apparitions mariales, nous avions entrepris une véritable « croisade du chapelet » pour qu’on le dise en famille ; nous avons eu gain de cause : on le disait tous les jours et papa s’amusait de ce que ce soit ses enfants qui aillent le chercher pour dire le chapelet et non le contraire.
Non content de cela, nous avons aussi entraîné la famille dans un pèlerinage. Les quatre garçons avaient tout préparé : Notre Dame du Laus, la Salette, Nevers, pour voir sainte Bernadette, Paray-le-Monial où nous devions passer une journée avec la communauté de l’Emmanuel etc. Mais la Sainte Vierge révisa un peu le planing. Quand nous sommes arrivés à Paray-le-Monial, nous avons tous été bouleversés par Emiliano Tardif : Combien Dieu se faisait proche ! Nous sommes restés huit jours ! La Sainte Vierge au moment où nous risquions peut-être de basculer dans une spiritualité un peu rigide, nous avait fait rencontrer le Renouveau charismatique qui nous comblait.
Après la fin de mes études secondaires, je suis rentré à la Communauté  catholique des Béatitudes que je fréquentais déjà lors des vacances scolaires.
Il y a neuf ans, par un concours de circonstances absolument imprévisible, j’ai atterri à la maison d’Iffendic, patrie de saint Louis-Marie-Grignion de Montfort ; cette maison porte le nom de Marie Médiatrice de toutes grâces...
Je suis vraiment un enfant béni et chéri de la Sainte Vierge ! Je n’ai rien fait pour le mériter. Il est tellement clair que j’ai tout reçu gratuitement ! Oui c’est bien cela ! Avec Marie, j’expérimente la merveilleuse gratuité du don de Dieu quelle que soit la pauvreté de l’homme pécheur.