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Fête de L’Épiphanie. L’adoration des rois mages.

(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°290 de Janvier 2010)

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Is 60, 1-6 : « Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi. »
Eph 3, 2-6 : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage. »
Mt 2, 1-12 : « Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant l'enfant. »

Adorer un enfant ! Voilà une attitude déconcertante qui pourrait être emprunte de sentimentalisme déplacé si le bambin que porte Marie dans ses bras n’était pas unique. Car là est bien la question : qui est en vérité ce petit Jésus pour que des savants guidés par la science des étoiles viennent se « prosterner devant lui » ? Non, ce n’est pas un enfant dieu comme les pays voisins d’Israël en connaissaient, mais Dieu lui-même qui se fait proche en devenant humain. Le Dieu créateur du cosmos se rend présent à toute l'humanité : par le mystère de l'Incarnation, il s’est comme « uni à tous les hommes » soulignent les Pères de l'Église. Une autre manière de comprendre cela est de dire que Dieu tout entier s’est uni à l'homme tout entier. Dieu ne fait pas semblant ! Il est en cet enfant de la crèche entièrement présent, avec une conscience, une intelligence, une volonté et une liberté toutes humaines. En fait, il se révèle – c’est le sens du terme Épiphanie – pour nous apprendre à devenir vraiment humain. Cette présence de Dieu se répand au monde entier désormais appelé à une humanité divinisée : « Ce mystère, c’est aussi que les païens sont associés au même héritage » souligne Paul. Tous les hommes, figurés par la venue des mages, sont conviés en esprit à Bethléem « vers la lumière » qui humanise.

Demandons au Seigneur, en ce début d’année, de situer notre affectivité à sa juste place afin d’aimer nos proches comme Dieu les aime.

Conseil du mois : Faire des colliers avec l'Écriture, c'est-à-dire mettre en parallèle les textes et laisser les différents sens suggérés s’enrichir mutuellement.