4e dimanche du temps ordinaire. La sereine autorité de Jésus.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°290 de Janvier 2010)
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Jr 1, 5-19 : « Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi. »
Co 12, 31-13, 13 : « S’il me manque l'amour, cela ne sert à rien. »
Lc 4, 21-30 : « Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. »
Combien une foule, même pieuse, peut être versatile ! Alors que les juifs de la synagogue de Nazareth venaient de lui “rendre témoignage” pour sa belle prédication, les voilà qui se rebiffent devant la prétention de Jésus à être un prophète. Certes ils ont été saisis, mais laisser ce Jésus qu’ils ont vu grandir leur faire la leçon et s’identifier à un envoyé de Dieu, voilà qui est de trop ! Derrière les événements, se cache en fait un sens profond : celui de relier ce récit à celui du calvaire. La foule « furieuse » – comme à Jérusalem à cause du blasphème de Jésus qui a déclaré Dieu son Père – pousse Jésus « hors de la ville » jusqu’à un endroit dangereux : non pas encore le Golgotha avec sa croix mais une falaise d’où visiblement on mettait à mort. Derrière le scénario dramatique sans issue se dévoile soudainement le revirement. À l'instar de la future résurrection, Jésus montre ici toute son autorité sur les événements : « Lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin ». Serein, sûr de son identité, doux, peut-être un petit sourire en coin, Jésus les regarde et va de l'avant. Il est facile de juger ces nazaréens d’incrédules, mais leur comportement renvoie au nôtre : comment discerner aujourd’hui la présence du Christ ?
L'apôtre Paul nous donne le critère ultime : « S’il manque l'amour, cela ne sert à rien. » Caritas in Veritate, l'Amour dans la Vérité… du Christ, précise Benoît XVI dans sa dernière encyclique.




