2e dimanche du temps ordinaire. Le miracle de la surabondance de Cana.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°290 de Janvier 2010)
- Vos réactions
- Envoyer à un(e) ami(e)
- Imprimer cette page
Is 62, 1-5 : « Pour la cause de Jérusalem, je ne me tairai pas. »
Co 12, 4-11 : « Chacun reçoit le don de l'Esprit en vue du bien de tous. »
Jn 2, 1-11 : « Il manifesta sa gloire. »
L'évangile de ce jour anticipe les promesses glorieuses de la vie chrétienne. Cana qui se trouve à deux kilomètres de Nazareth est le lieu du premier miracle de Jésus : c’est une sorte de “miracle programmé”. À l'occasion d’un mariage d’amis, le Seigneur « manifeste sa gloire ». Comment ne pas comprendre cette expression dans le sens de la surabondance à laquelle tout chrétien est appelé ? C’est justement ce que précisent les trois lectures. Tout d’abord par le langage des épousailles déjà utilisé dans la première lecture par Isaïe. Le prophète y évoque la ferveur pour Jérusalem manifestée à l'occasion du retour des exilés de Babylone : « On n’appellera plus ta contrée ‘Terre déserte’, mais on te nommera ‘Ma préférée’, ‘Mon épouse’ ». Cette surabondance est aussi soulignée par la profusion de l'Esprit évoquée dans la seconde lecture : « Frères, les dons de l'Esprit sont variés, mais c’est toujours le même Esprit. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous ». L'Esprit Saint rend bon. Enfin, la surabondance qui produit la gloire renvoie à l'obéissance que mentionne directement l'évangile : « Faites tout ce qu’il vous dira » dit Marie aux serviteurs de la noce. Ceux-ci s’en vont remplir leurs jarres tandis que l'eau est transformée, à leur insu, en un « bon vin ».
Demandons, nous aussi, de ce bon vin au Seigneur afin de vivre la surabondance de la vie chrétienne à la fois comme un temps d’épousailles avec lui, d’accueil de la profusion de l'Esprit et d’action de grâce de son amour.




Père Tanguy-Marie
