3e dimanche de Carême.La nécessaire conversion.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n° 259 de Mars 2007)
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Ex 3, 1-8.13-15 : « Va, Moïse, fais sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
1 Co 10, 1-6.10-12 : « Cessez de récriminer contre Dieu. »
Lc 13, 1-9 : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez. »
Le plus important, dans la vie chrétienne, est de se convertir. Ceux qui périssent physiquement dans les massacres de « Pilate » ou dans les accidents comme celui de la « chute de la tour de Siloé » ne le sont pas en raison d’un Dieu vengeur ou d’une fatalité. Ces références sont utilisées par Jésus pour signifier un message plus fondamental : celui qui ne se convertit pas « périt », non seulement d’une mort naturelle – comme tout un chacun –, mais surtout d’une mort surnaturelle, celle de son âme.
Se « convertir », c’est se re-tourner, changer réellement de vie en se « tournant » par la prière vers l’origine et la fin de la vie, Dieu lui-même, révélé en Jésus-Christ. Ce n’est pas un idéal à atteindre, mais une présence quotidienne à accueillir pour porter « du fruit ». Dieu est patient, lui qui donne du temps au temps pour ne pas couper trop rapidement « le figuier » stérile afin qu’il donne « du fruit à l’avenir ». À nous d’être aussi le bon « jardinier » qui prend soin patiemment des dons de Dieu.
Demandons la grâce de la conversion : que Dieu nous montre la réalité de notre péché, de notre stérilité. Demandons-lui également pardon dans le sacrement de réconciliation et accueillons sa miséricorde, la surabondance de sa grâce afin de porter du fruit et « un fruit qui demeure ». Pour cela, écoutons sa Parole, laissons-la germer en notre cœur, afin que Dieu se révèle à nous comme « l’Arbre de Vie ».




Père Tanguy-Marie
