2e dimanche de Carême. La Transfiguration.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n° 259 de Mars 2007)
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Gn 15, 5-12.17-18 : « À ta descendance, je donne le pays que voici. »
Ph 3, 17-4,1 : « Nous, nous sommes citoyens des cieux. »
Lc 9, 28-36 : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. »
En ce temps de Carême, l’Église offre à notre méditation le mystère de la Transfiguration. C’est en effet avant son « départ » pour (mourir à) Jérusalem que Jésus grimpe sur cette petite montagne avec trois de ses apôtres, Pierre, Jacques et Jean, afin de leur révéler sa vraie identité : « Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante ». Jésus n’est pas seulement un homme, il est également le « Fils bien-aimé » de Dieu, envoyé par lui pour une mission précise.
Cette révélation n’est pas sans réveiller les trois compagnons qui virent la « gloire de Jésus » en présence de Moïse et d’Élie. Par la bouche de Pierre, ils expriment leur joie, « Maître, il est heureux que nous soyons ici », mais également leur surprise : « Dressons trois tentes ». Pourtant, Dieu ne se laisse pas retenir en un lieu précis, et dans la « nuée » qui les couvre subitement, il manifeste sa présence éblouissante en donnant un ordre : « Écoutez-le ». Forts de cette injonction d’écouter le Fils de Dieu, les disciples gardent « en silence » ces événements et redescendent vers la vallée pour maintenant accompagner Jésus jusqu’à sa Passion.
Réveillons-nous et reconnaissons l’identité réelle du Christ : il est Dieu lui-même, envoyé en notre monde pour nous sauver. C’est pourquoi, ne le retenons pas dans nos schémas de pensée, mais « écoutons-le » renouveler nos esprits par la lecture attentive de sa Parole ; suivons-le également sur ce chemin qui conduit à Jérusalem. Là, nous rendrons grâce pour la vérité de notre salut.




Père Tanguy-Marie
