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Fête de L’Épiphanie. L’adoration des rois mages.

(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°279 de Janvier 2009)

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Is 60, 1-6 : « Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière. »

Ep 3, 2-6 : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage. »

Mt 2, 1-12 : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? »

Les mages venus « se prosterner » devant l’Enfant de Bethléem représentent la multitude des hommes en quête de Dieu. Tous, nous rappelle saint Paul, sont associés « au même héritage », celui de devenir des enfants de Dieu, dans le Christ. Cette promesse conduit le croyant à choisir entre deux royautés : l’une est spirituelle, l’autre est temporelle. La seconde se comprend à travers la figure paradoxale d’Hérode. Certainement avec une pointe d’hypocrisie mais aussi de curiosité, le roi demande des renseignements sur cet enfant pour aller se « prosterner devant lui ». On sait que ce commerçant qui a acheté sa couronne auprès des Romains est un personnage cruel, prêt à tout pour rester aux commandes, jusqu’à tuer ses enfants et sa propre femme ! Le pouvoir est pour lui synonyme de force et de violence où tout rival doit être éliminé. En revanche, l’Enfant Jésus incarne une autre forme de royauté : celle de la douceur et de la faiblesse. Le vrai pouvoir, spirituel, est celui de la grâce où ce qui vient de Dieu est gratuit et surabondant. Celle-ci provoque « une très grande joie » et les mages l’expriment par l’offrande de précieux présents : l’or qui représente la reconnaissance de la royauté divine de Jésus, l’encens celui de son sacerdoce et la myrrhe qui anticipe le salut que sa mort apportera.

En ce premier dimanche de l’année civile, mettons notre ambition à sa vraie place : celle d’être les serviteurs de Dieu pour devenir avant tout « enfants de Dieu ».

Conseil du mois : La présence du Christ traverse toutes les Écritures. Accueillir la Parole, c’est recevoir la grâce qui est donnée par le Christ. Demandons à l’Esprit de nous aider à le reconnaître pour que le Verbe se fasse chair en nous.