Fête de la Sainte Famille. Petite théologie du mariage.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°278 de Décembre 2008)
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Gn 15, 1-21 ; 16, 1-3 : « Ne crains pas Abraham ! Je suis un bouclier pour toi. »
Hb 11, 8-19 : « Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu. »
Lc 2, 22-40 : « Syméon prit l’enfant et bénit Dieu. »
En cette fête de la Sainte Famille, présentons quelques caractéristiques de la Théologie du Corps de Jean-Paul II à la base d’une vraie relation de couple. Pour le défunt Pape, les qualités du corps humain sont multiples. Il est tout à la fois « symbole » en rendant présent l’invisible de l’autre ; « conjugal ou sponsal » comme langage de l’amour entre époux ; « libre » c’est-à-dire fait pour la communication, mais aussi « déchu » car le désir sexuel est souvent désordonné ; « racheté » parce que Jésus lui redonne sa vraie vocation : la communion et la fidélité. Ces qualités forment une unité que le Saint-Père appelle « alliance du mariage », à l’image de l’Alliance entre Dieu et l’homme. Jésus confère un sens nouveau au mariage : les divorces étaient courants dans le monde juif et dans la culture romaine, peu se mariaient pour rester libres et sans soucis. Le mariage chrétien participe donc à la nouvelle alliance établie par le Christ : Dieu donne en partage sa propre fidélité. Dans cette perspective, l’union sexuelle vient rendre parfaite l’union des époux, qui réalisent l’alliance fidèle et totale pour laquelle ils sont faits : vivre comme le Dieu fidèle.
La sexualité parle ainsi exclusivement un langage d’amour de personnes qui s’engagent totalement l’une par rapport à l’autre. C’est pourquoi les époux sont conviés « à une soumission [d’amour] mutuelle » (Ep 5, 21).




Père Tanguy-Marie
