3e dimanche de l’Avent. La voix qui crie dans le désert.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n°278 de Décembre 2008)
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Is 61, 1-11 : « Il m’a envoyé guérir ceux qui ont le cœur brisé. »
1 Th 5, 16-24 : « Que le Dieu de la paix vous sanctifie tout entier. »
Jn 1, 6-28 : « Je suis la voix qui crie à travers le désert. »
Bis repetita ! La lecture du même évangile que la semaine dernière se fait cette fois-ci à la lumière johannique ; avec Jésus, c’est la Lumière qui entre dans le monde : « Jean le Baptiste était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière. » Cette vision de Dieu, fruit d’une rencontre personnelle et authentique, procure une joie inestimable, la même qu’annonçait le prophète Isaïe : « Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. » Pierre n’est pas en reste lorsqu’il invite le chrétien à choisir sans cesse la voie du bonheur : « Frères, soyez dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. » La rencontre lumineuse de Dieu est également témoignage de vie (martyrium), annonce joyeuse, mais à contretemps, de la vérité de Dieu. Jean est « la voix qui crie dans le désert » afin que les pauvres en esprit se préparent à écouter la Bonne Nouvelle. Certains, comme les perspicaces Pharisiens qui l’interrogent, refuseront de l’entendre. Jésus est cette Bonne Nouvelle en Personne. Il demande à être accueilli avec la même humilité que Jean le Baptiste : « Je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
En ce dimanche Laetare, de la joie et de la mi-Avent, ne nous prenons pas pour des lumières mais rendons grâce à Dieu pour le don lumineux de la vérité ou de la joie, car son amour veut nous transformer et faire de nous de vrais canaux de sa lumière et de sa grâce.




Père Tanguy-Marie
