L’Épiphanie du Seigneur. La venue des « Rois » mages.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n° 268 de Janvier 2008)
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Is 60, 1-6 : « Elle est venue ta lumière et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. »
Ep 3, 2-6 : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps. »
Mt 2, 1-12 : « Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
L’attitude de ces astrologues venus d’Orient est significative de la prière dite par la bienheureuse Mère Teresa : « Le fruit du silence est la prière, le fruit de la prière est la foi, le fruit de la foi est l’Amour, le fruit de l’Amour est le service, le fruit du service est la paix. » C’est dans un grand silence également, à l’instar des événements de Noël, que les mages se prosternent (prière) devant l’enfant-roi pour le vénérer. Guidés par une étoile providentielle, ils ont su non seulement reconnaître (foi) dans ce nouveau-né « la lumière et la gloire du Seigneur », mais aussi discerner la fourberie d’Hérode, qu’un événement à venir – le massacre des enfants de Bethléem – confirmera. C’est aussi remplis de « joie » qu’ils entrent dans la petite crèche et humblement, « tombant à genoux », ils témoignent de leur amour par de prestigieuses offrandes : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. S’esquivant discrètement à la vue du roi meurtrier, ces savants en quête de Dieu s’en vont les premiers annoncer (service) que les « païens sont associés au même héritage », prémisse de leur conversion (paix).
Prions le Seigneur pour qu’à partir de ce premier dimanche de l’année civile, nous nous laissions conduire par l’Église – et le temps liturgique – sur le chemin du silence intérieur, afin de grandir dans la prière, la foi, l’amour, mais aussi de vivre dans une grande paix




Père Tanguy-Marie
