2e dimanche du temps ordinaire. Le témoignage de Jean.
(Auteur: Père Tanguy-Marie - Parution F&L n° 268 de Janvier 2008)
- Vos réactions
- Envoyer à un(e) ami(e)
- Imprimer cette page
Is 49, 3-6 : « Je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
1 Co 1, 1-3 : « Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur. »
Jn 1, 29-34 : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »
Après la description du Baptême de Jésus la semaine dernière par Matthieu, l’évangéliste Jean, plus contemplatif, centre son évangile sur le thème du « témoignage ». Jean le Baptiste y est décrit comme le témoin par excellence. Qu’est-ce à dire, sinon que le Baptiste y annonce le cœur de la foi chrétienne : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Jésus proclame en effet que le « règne de Dieu est tout proche », mais également qu’il est le sauveur du monde : il s’offre en sacrifice pour enlever le péché des hommes. Le chrétien est donc celui qui vit du pardon de ses péchés dans la mort et la résurrection du Christ, mais aussi celui qui annonce la victoire du Seigneur sur toute forme de mort. Il vit d’une autorité qui le dépasse. Par ailleurs, le témoignage de Jean est « ajusté » lorsqu’il dit : « C’est de lui que j’ai dit : derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. » Le témoin est celui qui ne se met pas en avant, mais qui laisse Dieu – révélé en Jésus – prendre la place « royale » : celle de gouverner la vie en étant à la première place, afin de manifester par l’action de son Esprit Saint la primauté de la grâce dans nos vies.
Les chrétiens forment un « peuple saint » pour autant qu’ils se laissent aimer par Dieu dans le creuset de la prière, mais aussi s’ils annoncent Jésus comme le Sauveur de leur vie et du monde. Demandons à Dieu de nous donner la grâce d’être de vrais témoins de la foi.




Père Tanguy-Marie
