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La réponse que vous avez offerte à la question posée concernant l'âme, l'esprit et le corps m'a bien éclairé (FL n°262). Pourriez-vous aller plus loin en expliquant ce que l'on doit comprendre par le mot cœur ? Jacques
Précisons d'abord notre approche. Ce mot cœur évoque une dimension tellement essentielle à l'homme que chaque domaine d'étude - biologique, psychologique, religieux - cherche à l'approfondir. Dans notre cadre, nous retiendrons uniquement l'approche biblique. Elle se démarque quelque peu de l'approche contemporaine, souvent très rationnelle, voire limitative.
Le sens biblique de cœur est beaucoup plus englobant que notre sens traditionnel. En effet, il ne désigne pas seulement un organe biologique ou le siège des affects, mais toute la personne humaine, et particulièrement tout ce qui constitue sa vie intérieure. Il se présente alors comme un tout, incluant ce que la personne peut avoir de plus caché, de plus profond.
De même, le cœur est le siège de la volonté et de l'intelligence, pas seulement de l'émotion. C'est à ce titre qu'il est dans la Bible un réel principe d'unité de la personne.
On dit parfois que la foi est une histoire de cœur - située en dehors de la raison ou de l'intelligence. L'éclairage de la Bible permet de réajuster cette idée. Gageons que la vraie foi ne peut s'enraciner que dans l'intelligence du cœur. Affectivité, intelligence et volonté, toutes trois sont appelées à fonder l'unité de ma personne en Christ, Lui qui ne désire qu'une seule chose : résider en mon cœur - c'est-à-dire au plus intime de mon être.



