Comment distinguer le chemin de l’humilité
(Auteur: Père Jean-Samuel - Parution F&L n° 257 de Janvier 2007)
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Comment distinguer le chemin de l’humilité de celui de la conviction d’être "nul", "bon à rien"… ? Isabelle
Effectivement, il existe deux chemins. Votre question fait écho au livre du Deutéronome : « Je te propose aujourd’hui la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie ! » (Dt 30,19).
Ce choix, d’abord intérieur, dépend de nous car Dieu a voulu nous créer libres. Seule une réelle conviction de notre liberté intérieure peut nous construire et nous rendre solides, en Dieu. Sans cette conviction, fortifiée dans notre relation quotidienne à Dieu, nous sommes des roseaux agités par le vent, ballottés au gré de nos humeurs et des évènements extérieurs. Une fois, je suis le meilleur, une autre fois je me considère comme le pire des bons à rien !
Or, cette liberté ne s’acquiert qu’en prenant le chemin d’une plus grande connaissance de soi. Comment discerner en moi ce qui me donne la vie et me fait relever la tête, de ce qui m’écrase et vient réduire ma vie ? C’est une question de finalité, ma finalité : vivre debout ! Le chemin d’humilité auquel m’invite le Christ est là pour me relever, me rendre solide en Lui. La conviction d’être bon à rien ne peut donner ni la vie, ni une fin heureuse.
Marcher sur le chemin de l’humilité, c’est laisser grandir en moi une vertu qui m’aide à connaître ma faiblesse et ma grandeur. Ma faiblesse : je suis limité et pécheur ; ma grandeur : je suis fils et fille de Dieu, et sa confiance, son amour pour moi me relèvent sans cesse, pour me rendre libre.




