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Semaine Sainte

COMMANDEZ VOTRE HORS-SÉRIE

Dimanche des Rameaux

Verset du Jour
« Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Ph 2, 6-8

Canon de St André
 (9ème Ode - Section 2)

1.  Ô Christ, Tu t’es fait homme, / conversant avec moi dans la chair,
    En tout semblable à moi / excepté le péché,
    Appelant les pécheurs à la conversion.

2.  Tu as jeûné quarante jours dans le désert / et tu as souffert de la faim,
    Tu fus tenté par le diable, / le Prince de ce monde,
    Tu as vaincu l’Ennemi / et toute la gloire des Royaumes de la terre.

3.  Les enfants joyeux ont acclamé le Fils de David / des palmes à la main,
    Les foules ont étendu leurs vêtements / sur le chemin du Roi / doux et humble de cœur.
    Jérusalem, le Christ pleure sur toi / car tu n’as pas reconnu le temps de sa visite.

4.  Déjà la porte du Royaume est ouverte :
    Les publicains et les prostituées / précèdent les justes au Paradis,
    Tu es venu chercher et sauver ce qui était perdu.

5.  Ô Marie, tu as accompagné ton fils aux portes de la Mort,
    Par toi nous sommes rachetés de la malédiction,
    Car tu as enfanté notre joie, / le Christ notre Seigneur.

6.  Trinité consubstantielle, nous Te glorifions :
    Lumière qui illumines, Vie qui donnes la vie,
    À Toi, le Règne sans fin, / Père, Fils et Esprit Saint.

La petite marche
Je prends le temps de relire la Passion de Jésus ou je regarde un film comme Jésus de Nazareth ou La Passion pour plonger dans cette Semaine Saint.

 Lundi Saint

Verset du Jour
« Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. » Jn 12, 3

Canon de St André
 (9ème Ode - Section 3)

1.  Tu es venu, ô Christ, / Tu as illuminé les mages et réjoui les bergers,
    Des enfants innocents, / Tu as fait les premiers témoins de la foi
    Et le vieillard Siméon T’a reçu dans ses bras, bénissant Dieu.

2.  Revêtu de la chair, / Tu as mangé avec les hommes,
    Aux Noces de Cana, / Tu as changé l’eau en vin ;
    Toi qui donnes la joie, / voici venue l’heure de ta Croix !

3.  Ô Jésus très bon, / Tu as relevé le paralytique de son grabat,
    Tu as ressuscité le fils de la veuve / et guéri le serviteur du centurion,
    Tu as annoncé à la Samaritaine / le culte dans l’Esprit et dans la Vérité.

4.  Tu as guéri l’aveugle-né, ressuscité Lazare ;
    Marie a répandu sur Toi l’onction / en vue de ta sépulture,
    Le grain déposé en terre / meurt et porte beaucoup de fruit.

5.  Ô Marie, sœur de Lazare, / toi qui te tiens aux pieds du Christ,
    Ne crains pas / car tu as choisi la meilleure part :
    Encore un peu de temps et tu Le reverras / et ton cœur sera dans la joie.

6.  Trinité consubstantielle, nous Te glorifions :
    Lumière qui illumines, Vie qui donnes la vie,
    À Toi, le Règne sans fin, / Père, Fils et Esprit Saint.

La petite marche
Comme Marie, je veux te montrer mon amour en passant un temps gratuit dans ce cœur à cœur avec toi, Seigneur. (Cf. Conseils Pratiques pour l’Adoration.)

 Mardi Saint

Verset du Jour
« Jésus répondit à Pierre : Tu donneras ta vie pour moi ? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. » Jn 13, 38

Canon de St André
 (9ème Ode - Section 4)

1.  Verbe de Dieu, ô Christ, / Tu as évangélisé les pauvres,
    Tu as mangé avec les publicains / et Tu es descendu habiter chez Zachée,
    Tu as été familier des pécheurs / et proche des petits.

2.  Tu as purifié les lépreux, / illuminé les aveugles,
    Tu as fait entendre les sourds et danser les boiteux,
    Tu as redressé la femme courbée / pour annoncer notre résurrection.

3.  Tu as promis l’Eau vive à ceux qui en ont soif,
    Tu as proclamé bienheureux ceux qui pleurent / et ceux qui font la paix,
    Tu as joué de la flûte / et personne n’a dansé.

4.  Le pharisien est retourné chez lui / sans être justifié,
    Les villes qui n’ont pas entendu ta Parole / ont été maudites,
    Ô mon âme, n’imite pas leur orgueil / et reconnais ta misère !

5.  Médiatrice entre le Ciel et la terre, / ô Marie, notre Mère,
    Toutes les générations te diront bienheureuse,
    En toi, selon la chair, a pris naissance / la plénitude de la Divinité.

6.  Trinité consubstantielle, nous Te glorifions :
    Lumière qui illumines, Vie qui donnes la vie,
    À Toi, le Règne sans fin, / Père, Fils et Esprit Saint.

La petite marche
Pierre t’a renié et, si souvent, je rougis de toi devant les autres. Apprends-moi aujourd’hui à dépendre davantage de toi. À ne pas m’appuyer sur mes illusions, mais sur la Vérité : tu es mon TOUT, ta grâce me suffit. J’accueille avec douceur mes imperfections.

 Mercredi Saint

Verset du Jour
« Depuis ce moment, Judas cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus. » Mt 16, 16

Canon de St André
 (9ème Ode - Section 5)

1.  Toute la Création, ô Christ, / a été saisie de stupeur
    À la vue de ta Croix, / devant ton Corps transpercé ;
    La terre a tremblé de frayeur devant ta Face.

2.  Les montagnes et les rochers se sont disloqués,
    Et la lumière du soleil, en plein midi, s’est obscurcie,
    En contemplant les clous enfoncés dans ta chair bénie.

3.  Je T’en prie, / n’exige pas de moi de dignes fruits de pénitence,
    Car en moi, ô Sauveur, ma force est épuisée ;
    Donne-moi un cœur converti / et la pauvreté de l’esprit.

4.  Tu es mon Juge, plein de clémence et de tendresse,
    Toi qui viendras avec les anges / pour juger l’univers,
    Ô Jésus, regarde-moi avec douceur car j’ai péché, / mais c’est Toi qui pardonnes.

5.  Ô Mère du Sauveur, tu as pleuré sous l’arbre de la Croix,
    Quand la mort de ton Fils a transpercé ton cœur / comme un glaive de douleur ;
    Prie pour nous, pauvres pécheurs, / maintenant et à l’heure de notre mort.

6.  Trinité consubstantielle, nous Te glorifions :
    Lumière qui illumines, Vie qui donnes la vie,
    À Toi, le Règne sans fin, / Père, Fils et Esprit Saint.

- dernier jour du Canon de St André -

La petite marche
Aujourd’hui, j’accepte de changer de regard sur la souffrance. Tu as porté toute souffrance et tu es venu rendre fécond ce qui était stérile. Les ossements desséchés reprennent vie par le don de ta Vie. Nous ne sommes plus jamais seuls dans nos souffrances.

 Jeudi Saint

Verset du Jour
« Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » Jn 13, 14-15

À méditer

L’Agneau sans défaut et sans tâche
Homélie de Méliton de Sardes sur le Pâques

Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de pâques qui est le Christ : À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

C’est lui qui est venu des cieux et sur la terre en faveur de l’homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l’esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.

Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l’idolâtrie du monde comme de la terre d’Égypte ; il nous a libérés de l’esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.

C’est lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon. C’est lui qui a frappé le péché et a condamné l’injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l’Égypte

C’est lui qui nous a fait passer de l’esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours. C’est lui qui est la Pâque de notre salut.

C’est lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient : en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu ; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l’agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.

C’est lui qui s’est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d’entre les morts, élevé dans les hauteurs des cieux.

C’est lui, l’agneau muet ; c’est lui, l’agneau égorgé ; c’est lui qui est né de marie, la brebis sans tache ; c’est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n’ont pas été brisés ; dans la terre, il n’a pas connu la corruption ; il est ressuscité d’entre les morts et il a ressuscité l’humanité gisant au fond du tombeau.

La petite marche
Aujourd’hui, je veux vivre cette Sainte Cène avec un cœur nouveau. Dès le lever, je pense à cette Eucharistie qui sera célébrée, je dis au Seigneur mon désir de l’accueillir, de le recevoir. Je le remercie pour ce cadeau si précieux.

Vendredi Saint

Verset du Jour
« Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie : J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. » Jn 19, 28-30

À méditer
« Ô mort de mon Jésus ! »

Ô Amour, tu retiens mon Jésus, mon doux Salut, si fortement attaché à la croix, qu’expirant sous ta main, il meurt d’amour ! Ô Amour, que fais-tu ? Tu ne t’épargnes pas et tu ne te donnes pas de repos, avant que tu n’aies secouru les malheureux. Tu n’assignes aucune mesure à l’amour. Ô Amour, ton savoir-faire a touché le cœur de mon Jésus, avec tant de vigueur que, brisé par l’amour, il s’est flétri. Ô Amour, te voilà content, te voilà désormais satisfait, puisque mon Jésus est suspendu, mort devant tes yeux. Mort, vraiment mort, afin que j’aie, moi, la vie en abondance. Mort, afin que le Père m’adoptât pour enfant avec plus de tendresse ; mort afin que moi je vive plus heureusement.
Ô Mort très chère, tu es, toi, mon très heureux partage. De grâce, qu’en toi mon âme puisse faire son nid. Ô Mort, qui produis les fruits de la vie éternelle, que tes flots de vie m’enveloppent tout entière. Ô Mort, vie sans fin, donne-moi d’espérer toujours sous tes ailes. Ô Mort très précieuse, tu es ma richesse la plus chère. Oh ! toi, absorbe en toi toute ma vie, et immerge en toi ma propre mort.
Ô Mort très efficace, de grâce, que par ton soin, ma mort soit tranquille et sans crainte ! Ô Mort qui apportes la vie, de grâce, puissé-je me fondre sous tes ailes ! Ô Mort d’où découle la vie, fais qu’une très douce étincelle de ton action vivifiante brûle en moi à jamais ! Ô Mort glorieuse, ô Mort fructueuse, ô Mort somme de tout mon salut, aimable contrat de mon rachat, pacte très ferme de ma réconciliation ! Ô Mort triomphale, douce et pleine de vie ! En toi brille pour moi une charité telle qu’au ciel et sur terre on n’en a pas trouvé de comparable.
Ô Mort cordialement aimée, tu es la confiance spirituelle de mon cœur. Ô Mort très aimante, en toi sont contenus pour moi tous les biens. Prends-moi, je t’en prie, sous ta bienveillante protection, afin qu’à ma mort, doucement je repose sous ton ombre. Ô Mort très miséricordieuse, toi, tu es ma vie très heureuse ! Toi, tu es mon meilleur partage. Toi, tu es ma rédemption surabondante. Tu es mon très précieux héritage. De grâce, enveloppe-moi en toi tout entière, cache toute ma vie en toi, et ensevelis en toi ma mort.
Ô Amour, cette mort qui donne si bien le salut, ce très cher partage, c’est toi qui me les as acquis ! Toi, tu as fait pour moi des choses si grandes et si belles, que tu m’as obligée à ton service pour toujours. Que te rendrai-je pour des bienfaits si grands et si infinis ? Quelles louanges et quelles actions de grâces pourrai-je t’offrir, quand bien même je m’y dépenserais mille fois ? Ô Amour ! Ta divine ardeur a ouvert, pour moi, le Cœur si doux de mon Jésus. Ô Cœur source de douceur ! Ô Cœur débordant de bonté ! Ô Cœur surabondant de charité ! Ô Cœur d’où coule goutte à goutte la suavité. Ô Cœur plein de miséricorde ! De grâce, fais-moi mourir d’amour et de tendresse pour toi. Ô Cœur très cher, je te prie d’absorber mon cœur tout entier en toi. Perle très chère de mon cœur, invite-moi à tes festins vivifiants. Verse-moi les vins de ta consolation, si indigne que j’en sois, afin que mon esprit en ruine soit rempli de ta divine charité, et que l’abondance de ta charité supplée à la pauvreté et à la misère de mon âme.
Donne-moi, ô cher Jésus, de t’aimer, toi seul en toutes choses et par-dessus toutes choses, de m’attacher à toi avec ferveur, d’espérer en toi, et de ne mettre aucune borne à mon espérance !

La petite marche
En ce grand jour de l’Amour, je veux, Jésus, méditer sur ta façon d’aimer, de te donner. Parle-moi, montre-moi, révèle-moi ton Cœur.

Samedi Saint

Verset du Jour
« J’ai cherché celui que mon cœur aime ; je l’ai cherché et ne l’ai point trouvé. Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » Ct 3, 1-3

À méditer
« Lève-toi, partons d’ici », Homélie pour le Samedi Saint

Qu’est-ce ? Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre. Un grand silence, et tout n’est que désert ! Un grand silence, parce que le Roi dort. La terre a frémi et s’est tue parce que Dieu s’est endormi dans la chair et a réveillé ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un instant, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers.

Pourquoi celui qui est la Lumière sans déclin s’en va-t-il dans des lieux ténébreux, à l’ombre de la mort ? Il descend dans les enfers ; quel est son but, quel est son propos ? Il va chercher Adam, notre premier père, la brebis perdue. Lui qui est à la fois leur Dieu et leur fils, Il va délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Ève, captive avec lui.
Le Seigneur commença par pénétrer dans les lieux les plus inférieurs. Adam, le premier créé de tous les hommes, le premier formé, était enfoui au plus profond. Il entendit le premier, les pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Au bruit qu’il perçut, il reconnut celui qui cheminait dans la prison, et, tourné vers ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis des siècles, il dit : « J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous. » Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. Lorsque le premier Père, Adam, le vit, se frappant la poitrine, stupéfait, il cria aux autres : « Mon Seigneur soit avec vous ! »

Et le Christ, lui donnant la réplique, dit à Adam : « Et avec ton esprit ! » ; et lui ayant saisi la main, il le fit lever par ces mots : « Éveille-toi, ô toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ! Je suis ton Dieu, pour toi je suis devenu ton fils et je te dis : Éveille-toi, ô toi qui dors, car je ne t’ai pas créé pour que tu demeures enchaîné dans les enfers. Lève-toi d’entre les morts, car je suis la vie des morts. Lève-toi, ouvrage par moi modelé ; lève-toi, ô mon image, toi qui as été créé à ma ressemblance. Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi, et moi en toi ; nous formons une seule et indivisible personne. Pour toi, moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils. Pour toi, moi, le Maître, j’ai pris ta forme de serviteur. Pour toi, moi qui dépasse les cieux, je suis descendu sur terre et même sous terre. Pour toi qui es sorti du jardin, je suis sorti du jardin, et livré aux Juifs, j’ai été crucifié près d’un jardin.

Vois sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi, afin de te restituer ton premier souffle. Vois sur mes joues la trace des gifles que j’ai subies pour recréer à ma ressemblance ton visage défiguré. Vois sur mon dos les sillons des coups de fouets dont j’ai été frappé pour soulager ton dos du poids de tes péchés. Vois mes mains qui ont été attachées à la croix par des clous, pour toi qui as tendu la main vers l’arbre. Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté, à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Ève de ton côté. Mon côté a guéri la douleur de ton côté, et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer.

Lève-toi, partons d’ici. L´ennemi t’a fait quitter la terre du paradis. Moi, je vais te placer, non plus au paradis, mais sur un trône céleste. Jadis, je t’avais interdit le bois qui figurait la vie, mais la Vie, c’est moi, et maintenant, je m’unis à toi. »

La petite marche
Marie, Mère de la Vie, prie pour nous. Je passe ma journée à tes côtés, te disant encore et encore ces mots pour qu’ils sortent du profond de mon âme : « Marie, Mère de la Vie, prie pour nous. »

Dimanche de Pâques

Verset du Jour
« Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; il vit et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. » Jn 20, 8-9

À méditer
Marie, tout en pleurs, se pencha et porta son regard à l’intérieur du tombeau. Mais déjà, elle avait constaté qu’il était vide, déjà elle avait annoncé qu’on avait enlevé le Seigneur. Alors, pourquoi se penche-t-elle à nouveau, pourquoi désire-t-elle voir à nouveau ? C’est qu’à celui qui aime, il ne suffit pas de regarder une fois : l’intensité de son amour le porte à multiplier ses recherches. Il cherche d’abord et ne trouve rien ; mais il persévère à chercher, et finit alors par trouver. Il faut que sa longue attente accroisse ses désirs ; et ceux-ci, en s’amplifiant, lui font saisir Celui qu’ils avaient déjà trouvé. C’est en effet ce que dit l’Église à propos de son Époux, dans le Cantique des cantiques : « Sur mon petit lit, la nuit, j’ai cherché Celui que mon cœur aime. Je l’ai cherché et ne l’ai pas trouvé. Je me lèverai donc, et parcourrai la ville. Par les rues et par les places, je chercherai Celui que mon cœur aime. »
Nous aussi, nous cherchons le Bien-aimé dans notre petit lit, quand, au cours d’une de ces brèves périodes de repos que nous offre la vie présente, nous soupirons de désir après notre Rédempteur. Nous le cherchons dans la nuit, car malgré l’éveil de notre esprit tendu vers lui, notre œil est encore enténébré. Nous le disions plus haut, les saints désirs s’accroissent quand ils sont ajournés. S’ils diminuaient, ce ne seraient pas des désirs. C’est de cet amour que brûlent tous ceux qui ont pu atteindre la Vérité. C’est pourquoi David s’écrie : « Mon âme a soif du Dieu vivant ! Quand paraîtrais-je devant la face de Dieu ? » Il nous invite : « Cherchez toujours la face de Dieu », et l’Église, dans le Cantique des cantiques, s’écrie : « Je suis blessée d´amour. » Il est normal, n’est-il pas vrai, que la vue du médecin ramène à la santé celle qui portait au cœur la blessure d’amour causée par l’ardent désir qu’elle a de lui. Aussi dit-elle plus loin : « Mon âme se fondit quand me parla le Bien-Aimé. »

L’homme qui ne cherche pas le visage de son Créateur reste malheureusement insensible, car il demeure, en lui-même, froid. Mais si son âme, par suite de ses désirs, en vient maintenant à commencer de suivre Celui qu’elle aime, liquéfiée par le feu de l’amour, elle court. Ce désir la rend inquiète : tout ce qui auparavant lui plaisait ici-bas perd de sa valeur ; plus rien ne charme cet homme, hormis son Créateur, et ce qui naguère l’enchantait, lui devient alors insupportable. Rien ne console sa tristesse, tant qu’il ne voit pas encore celui qu’il désire. Son âme s’afflige et la lumière même le fatigue. Dans un tel feu, la rouille de ses péchés disparaît, et l’âme embrasée retrouve son brillant d’or ; elle en avait perdu l’aspect par la routine ; elle reluit par l’ardeur de son amour.

Homélie 25 sur l´Évangile. PL. 76, col 1192.


Le Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité !!!