/ MIEUX LE CONNAÎTRE / Chronique liturgique / Voici ta mère
COMMANDEZ VOTRE HORS-SÉRIE

15 septembre : Notre-Dame des Douleurs

On connaît l’expression : « À Jésus par Marie. » C’est vrai que Marie nous tourne vers Jésus. Comme aux serviteurs de Cana, elle nous dit : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le. » (Jn 2,5)
Pourtant, en cette fête de Notre-Dame des Douleurs, l’évangile du jour (Jn 19,25-27) pourrait être appelé : « À Marie par Jésus. »
Ces trois versets de l’Évangile expriment l’essentiel sur la Vierge Marie.

1er acte : « Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, […] Jésus, voyant sa mère […] dit à sa mère… »
Saint Jean ne nomme pas Marie. Pourquoi ? Parce qu’il veut la présenter dans ce qu’elle a d’unique, dans son identité profonde. « Sa mère », répété trois fois, est son titre le plus beau. Mère de Jésus, Mère de Celui qui est Dieu et homme.

2e acte : « Femme, voici ton fils » puis il dit au disciple : « Voici ta mère. »
Une des sept paroles de Jésus sur la Croix. Testament spirituel de celui qui dit l’essentiel avant de mourir. Parole de Dieu, efficace, créatrice. Elle fait ce qu’elle dit. Elle dit ce qu’elle fait.
Parole adressée à deux personnes :
- à Marie : « Voici ton fils. » À partir de cet instant, Marie n’est plus seulement mère de Jésus, elle devient aussi mère du disciple bien-aimé. Sa maternité s’élargit.
- à Jean : « Voici ta mère. » À partir de cet instant, le disciple a une autre mère.
Moment solennel. Le Fils de Dieu donne sa propre mère avant de donner l’Esprit (« Il remit l’Esprit. »)

3e acte : « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »
La parole de Dieu s’accomplit… mais il faut la collaboration des hommes.
Marie et Jean ont dit oui.
Marie est maintenant « mère de Jésus » et « mère du disciple bien-aimé ».
Jean accueille ce don. Il la « prend chez lui ». Il reçoit ce fruit magnifique de l’arbre de la Croix.

Et toi, entends-tu Jésus te dire : « Voici ta mère » ?
Acceptes-tu de devenir ainsi « disciple bien-aimé » ?
La maternité de Marie fut un accouchement dans les douleurs de la Croix. Heureux les enfants d’une telle Mère !